Charge en règle du président russe contre les Américains

Le président russe Vladimir Poutine s'est montré très critique jeudi à l'égard des États-Unis lors de sa première grande conférence de presse depuis son retour au Kremlin pour un troisième mandat.

D'abord sur la défensive, en réaction aux questions des journalistes, le président a déclaré qu'il n'y avait pas de « système autoritaire » en Russie. « Si j'avais considéré que la voie de l'autoritarisme était préférable, j'aurais changé la Constitution, c'était facile », a lancé le président Poutine, qui avait quitté son poste de président en 2008, après deux mandats de quatre ans.

Vladimir Poutine a également apporté son soutien à la décision adoptée mercredi par la Douma (chambre basse du Parlement) d'interdire l'adoption d'enfants russes par des Américains. « C'est une réponse due à l'émotion, mais je pense qu'elle est appropriée », a estimé le président.

Le vote des élus russes se voulait une réponse aux sanctions prévues par la « loi Magnitski » du Congrès américain. Cette loi interdit l'entrée aux États-Unis des responsables russes impliqués dans la mort en prison, en 2009 à Moscou, du juriste russe Sergueï Magnitski et de tous ceux qui seraient impliqués dans les violations des droits de la personne. Elle permet également la saisie de leurs biens.

Pour Vladimir Poutine, cette loi empoisonne les relations entre Moscou et Washington.

Il a par ailleurs montré du doigt les Américains, qui « gardent des gens en prison depuis des années sans même leur présenter un acte d'accusation. C'est impensable », s'est-il exclamé. Rappelant les conditions de détention à Guantanamo, le président Poutine est revenu sur « l'usage de la torture » dans ces camps de détention.

La fermeture de la prison de Guantanamo était l'une des promesses électorales de Barack Obama pour son premier mandat.

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