Idle No More : les Autochtones maintiennent la pression

Le mouvement Idle No More (Fini la passivité) continue de prendre de l'ampleur, samedi, tandis que plusieurs groupes tiennent des manifestations à travers le pays.

Bien que Stephen Harper a annoncé vendredi qu'il rencontrerait les dirigeants autochtones, le 11 janvier prochain, comme le réclame la chef d'Attawapiskat en grève de la faim, Theresa Spence, les Premières Nations n'entendent pas pour autant cesser leurs moyens de pression.

Les manifestants entendent notamment bloquer des ponts au cours de la journée, dont plusieurs à la frontière canado-américaine.

En Ontario, des centaines de manifestants autochtones manifestent à un point de passage frontalier à Cornwall. Le Pont international de la voie maritime a été fermé pendant environ quatre heures, mais la circulation est maintenant rétablie.

Une manifestation était prévue sur l'île Victoria à Ottawa, où se situe le campement de la chef d'Attawapiskat, derrière le parlement canadien.

Au Québec, sur la Côte-Nord, deux femmes qui appuient le mouvement poursuivent leur grève de la faim malgré la rencontre prévue avec le premier ministre Harper. Elles ont commencé leur grève au Nouvel An.

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, des Innus de Mashteuiatsh ont manifesté devant les bureaux du ministre fédéral Denis Lebel, au centre-ville de Roberval, pour lui demander d'intervenir directement auprès de Stephen Harper afin de faire avancer les dossiers autochtones.

En Saskatchewan, plus de 300 personnes étaient attendues à la hauteur de la route 624 en direction de Pilot Butte, pour entraver la circulation automobile sur la Transcanadienne à l'est de Regina. La GRC a fermé le secteur pour des raisons de sécurité.

Des manifestations spontanées sont à prévoir tout au long du week-end.


Un mouvement en marche

Depuis quelques jours, le mouvement de protestation autochtone Idle No More a commencé à recevoir de l'attention et des appuis au-delà des frontières du Canada. Des manifestations autochtones ont eu lieu aussi loin qu'au Texas, à Hawaï, en Grande-Bretagne et en Nouvelle-Zélande.

Idle No More s'oppose tout d'abord au projet de Loi C-45, qui redéfinit la protection des eaux navigables et qui modifie la façon de déterminer l'utilisation des terres des réserves. Ses militants cherchent aussi à attirer l'attention sur toute une série de problèmes autochtones, comme la violence contre les femmes dans les réserves et la pauvreté.

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