Funérailles émotives pour la camionneuse morte dans l’affaissement de terrain, à l’Épiphanie

Le cortège funèbre était composé de plusieurs camions qui ont défilé de façon symbolique. (Joel Lemay/Agence Q …

LAVAL – Les yeux tournés vers le ciel, le conjoint de Marie-Claude Laporte, victime de l’affaissement de terrain mortel survenu à l’Épiphanie en janvier, était abattu au moment de lui faire ses adieux, samedi. Les funérailles de la camionneuse de 43 ans ont eu lieu à l’église Saint-François-de-Sales, à Laval, devant une salle comble.

Si l’on se fie à son visage couvert de larmes, Luc Constantineau a vécu ce dernier adieu comme une véritable torture.

«Elle me manque tellement», a-t-il confié de peine et de misère. La sœur de la victime, Christine Laporte, a elle aussi fondu en larmes lorsque le cercueil a été emporté hors de l’église.

Le corps de la camionneuse a été retrouvé la semaine dernière enseveli sous des tonnes de terres sur le site de la carrière Maskimo, à l’Épiphanie.

Son corps et celui d’un autre camionneur, Daniel Brisebois, ont été extirpés du sol plusieurs jours après l’accident.

Cortège impressionnant

Plusieurs travailleurs qui ont côtoyé Marie-Claude Laporte au cours des années ont fait sentir leur présence avant et après la cérémonie.

Un cortège d’une dizaine de camions, un pour chaque entreprise pour laquelle elle a déjà travaillé, a accompagné la dépouille vers son dernier repos.

Les klaxons avaient déjà retenti une première fois, et ce, durant plusieurs minutes, lorsque le cercueil avait été amené du salon d’exposition jusqu’à l’église, pendant que la famille et les amis suivaient le convoi funèbre.

L’employeur de Mme Laporte avait aussi pris soin de faire inscrire le nom de la victime sur un camion identique à celui qu’elle conduisait le 29 janvier dernier.

Un geste qu’il a cru nécessaire de poser en l’honneur de celle qui était plus qu’une employée à ses yeux.

«C’est dur... ce n’était pas juste un chauffeur pour moi. C’était une grande amie. Je la connaissais depuis 25 ans», a expliqué Denis Paquette, qui n’avait pas espoir de revoir la femme vivante malgré les recherches.

«J’ai eu un coup de téléphone cinq minutes après l’incident pour me dire qu’elle était dans le trou», a confié M. Paquette.

Un tsunami pour la famille

Le père, la mère et les sœurs de la victime étaient eux aussi visiblement dévastés devant la perte de celle qui a été décrite durant la cérémonie comme une femme forte.

Le curé Jean-Jacques Mireau est revenu brièvement sur les circonstances de sa mort en comparant les effets de l’incident à un tsunami s’abattant sur les membres de la famille.

«Chaque fois qu’on voit les images à la télé, on ne peut s’empêcher de verser des larmes», a dit le prêtre.

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