Francophone ontarienne - Enchâsser les droits des Franco-Ontariens dans la constitution

Les délégués de l'Assemblée de la francophonie ontarienne (l'AFO) ont voté la fin de semaine dernière afin que des démarches soient entreprises pour enchâsser les droits des Franco-Ontariens dans la constitution canadienne.

Les Acadiens du Nouveau-Brunswick ont obtenu cette demande en 1993.

En Ontario, la militante Gisèle Lalonde a voulu mener le même combat après la bataille de l'Hôpital Montfort. Elle se réjouit à l'idée que l'AFO reprenne le flambeau.

Selon l'avocat constitutionnaliste, Ronald Caza, la loi 8 en Ontario protège les Franco-Ontariens. Toutefois, tant qu'elle ne sera pas incluse dans la constitution, il y aura toujours un risque qu'elle disparaisse.

Il juge que l'enchâssement des droits linguistiques des Franco-ontariens enverrait aussi un message aux souverainistes du Québec. « Pour moi, c'est un message qui dit : écoutez, on peut tous travailler ensemble pour protéger la langue et la culture francophone et la préserver », explique-t-il.

Le professeur de droit à l'Université d'Ottawa, Benoît Pelletier, estime que l'entreprise n'a rien d'irréaliste. Les Franco-Ontariens doivent cependant d'abord obtenir l'appui de Queens Park:

M. Pelletier doute cependant que ce soit le bon moment pour le gouvernement de Dalton McGuinty d'aborder ce dossier, en situation minoritaire.

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