Chine - Pékin dément encore les cyberattaques de médias américains

Pékin a de nouveau réfuté, lundi, les accusations selon lesquelles des pirates chinois seraient derrière les attaques informatiques menées à l'endroit de différents médias américains la semaine dernière.

Les systèmes informatiques du New York Times, de CNN et du Wall Street Journal ont été visés. Des mots de passe d'employés ont été subtilisés et des portions des systèmes informatiques des trois médias ont été temporairement paralysées.

Selon le New York Times, ces attaques auraient été menées en réponse à une enquête du quotidien, qui avait dévoilé les fortunes amassées par le premier ministre chinois Wen Jiabao et des membres de sa famille.

Lundi, le Quotidien du peuple, organe officiel du Parti communiste chinois, a formulé un nouveau démenti sur la responsabilité de ces attaques. « Même ceux qui disposent d'une connaissance limitée d'Internet savent que les cyberattaques sont masquées et ignorent les frontières », écrit le Quotidien du peuple, qui ajoute que les adresses IP (numéros d'identification des ordinateurs liés à Internet) « ne constituent pas une preuve suffisante pour confirmer l'origine des pirates ».

Le journal accuse les États-Unis de jouer la rhétorique de la « menace chinoise » afin de servir ses propres intérêts et justifier le protectionnisme et l'imposition d'éventuelles sanctions économiques.

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