Le cerveau des parfumeurs se développe avec l'expérience

Les aires cérébrales associées à l'olfaction sont particulièrement développées chez les parfumeurs professionnels. Mais surtout, plus ces experts ont une longue carrière derrière eux, plus grande est la quantité de matière grise dans leurs aires olfactives, ont découvert des chercheurs du CNRS et de l'Inserm.

Les parfumeurs ont du nez et en acquièrent de plus en plus au fil de leur expérience ! C'est ce que viennent tout juste de démontrer des chercheurs du Centre de recherche en neurosciences de Lyon (CNRS/Inserm/Université Claude Bernard Lyon 1/Université Jean Monnet Saint-Etienne). qui ont ainsi réussi à mettre en évidence un phénomène pour le moins fascinant. L'entraînement chez les parfumeurs agit sur le volume de matière grise des aires olfactives.

Au cours de précédentes études, les chercheurs avaient déjà montré que, grâce à l'entraînement, les parfumeurs développent la capacité d'imaginer mentalement une odeur au point de la "sentir" dans leur nez alors qu'elle est physiquement absente. Une faculté qui est hors de portée du "commun des mortels", souligne le CNRS. Ajouté à cela, les scientifiques avaient également découvert que plus les professionnels avaient d'expérience, plus l'activité dans les régions olfactives et mnésiques diminuait. Cela est dû au fait que, chez eux, la communication neuronale est plus efficace : à la fois rapide et spécifique.

Pour en apprendre plus, l'équipe "Codage et mémoire olfactive" a donc poussé plus loin les recherches en réalisant des IRM anatomiques réalisées sur des parfumeurs professionnels, des étudiants en parfumerie et des sujets témoins. Plus précisément, il s'agissait de 14 experts parfumeurs réputés, 13 étudiants de l'Institut Supérieur International de la Parfumerie, de la Cosmétique et de l'Aromatique de Versailles, et 21 personnes n'ayant aucune expertise olfactive particulière.

Plus les parfumeurs sont entrainés, (...) Lire la suite sur maxisciences.com

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