Sur le radar

Médecins payés pour «soigner» l’homosexualité

C’est en 1973 que l’Association psychiatrique américaine retirait l’homosexualité de sa liste de maladies mentales.  Il faudra attendre 17 ans pour que l’Organisation mondiale de la santé (OMS)  pose le même geste.

Au Québec, il est interdit de discriminer une personne pour son orientation sexuelle depuis 1977, un geste rendu inconstitutionnel au Canada depuis 1995.

Eh bien, l’homosexualité se soigne encore au pays, selon un article paru dans le National Post et repris par Andia Radia dans le blogue Canada Politics.

On peut y lire que les médecins albertains ont toujours la possibilité de réclamer paiement pour le traitement de l’homosexualité, une maladie mentale «semblable à la bestialité et la pédophilie», rien de moins. 

Selon les derniers chiffres disponibles – ceux de 2010 – cinq médecins auraient exigé d’être payés pour cette pratique.

À l’instar des autres provinces canadiennes, l’Alberta utilise la 9e version de l’index de classification internationale des maladies (CIM-9), rédigé en 1975, qui inclus un code de facturation qui classe l’orientation sexuelle sous les maladies mentales.  Le gouvernement albertain a promis de revoir cette classification en 1998 et en 2010.

Si cette codification est désormais absente de la version en ligne de l’index, elle existe toujours dans les livres utilisés en Alberta. Au Québec également, mais aucun médecin n’aurait réclamé de montant pour de tels soins au cours des dernières années.

Bienvenue en 2012.

Adapté de l’article d’Andia Radia, Canada Politics, Yahoo!