La chronique de Normand Lester
  • Obama, Bush : mêmes méthodes criminelles (Getty Images)Il n’y a pas de commune mesure entre Bush et Obama. Obama gagne sur toute la ligne. Et facilement à part ça. L’année qui se termine a pourtant été terrible pour lui. Il a failli misérablement dans plusieurs dossiers qui lui étaient prioritaires comme le contrôle des armes à feu et la réforme des services de santé publique.

    Lorsqu’il a rencontré récemment le patron de Netflix, Obama lui a demandé s’il pouvait visionner en primeur les nouveaux épisodes de « House of Cards » ajoutant qu’il aimerait bien que les choses soient aussi efficaces et sans pitié à Washington. La populaire télésérie expose le cynisme, l’hypocrisie, la volonté de puissance et l’ambition effrénée qui caractérise la vie politique à Washington.

    Depuis sa réélection, le président en arrache. Il affronte une Chambre des représentants dominée par des républicains, dont un bon nombre d’idiots d’extrême droite, qui sont fanatiquement hostiles à ses politiques.

    Mais il est un domaine ou Obama aurait pu agir et se distinguer

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  • Cinq ans après les événements dramatiques entourant une intervention policière à Montréal-Nord, le coroner André Perreault conclut que le jeune Fredy Villanueva est mort pour des banalités. Il affirme que le drame aurait pu être évité si l’agent Lapointe avait agi différemment. Tout en soulignant que le policier n’était pas un assassin, il écrit que s’il avait preuve de la même pondération que sa coéquipière l’agente Pilotte, écrit-il, Fredy Villanueva serait encore vivant.

    Facile de critiquer à tête reposée, longtemps après les faits, des gestes posés dans le feu de l’action, dans l’excitation du moment, par quelqu’un d’impliquer dans des événements violents. Qu’aurait fait le coroner Perreault, qu’auriez-vous fait vous les lecteurs, si vous aviez été à la place de l’agent Lapointe?

    Vous êtes par terre avec un suspect qui se débat alors que vous tentez de l’appréhender dans un quartier connu pour ses gangs de rue et sa criminalité. Deux autres individus menaçants, Denis Meas et Jeffrey

    Lire davantage »de Fredy Villanueva ne méritait pas de mourir… Son frère Dany mérite-t-il de rester ici?
  • Jacques Corriveau, un ex-organisateur du Parti libéral du Canada.Dix ans après que la vérificatrice générale Sheila Fraser eut transmis le dossier des commandites à la GRC, notre police à cheval a finalement porté des accusations contre Jacques Corriveau.

    En annonçant sa mise en accusation, le porte-parole de la GRC a affirmé que l’enquête sur Corriveau n’avait commencé qu’en 2006. Il aura donc fallu 3 ans pour que nos Dupont-Dupond en tuniques rouges sortent de leur torpeur et se mettent sur la piste de l’ami intime et confident de Jean Chrétien. Alors que tous les aspects du scandale ont été étalés en public et expliqués dans leurs moindres détails par la commission Gomery, il a fallu encore quatre autres années pour que nos fins limiers complètent leur enquête en 2010. Les procureurs aux poursuites criminelles prendront à leur tour près de 4 ans à se décider.

    La léthargie de la police et de justice dans l’affaire des commandites est en soi un énorme scandale qui démontre que leur indépendance au Canada est une farce pathétique. Si vous être un

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  • Normand Lester, chroniqueur et écrivain. Je suis parmi les 101 Québécois et franco-canadiens qui ont signé un texte dénonçant une recrudescence de la francophobie au Canada. Il n’y a là rien de bien nouveau dans ces manifestations de haine anti-française me direz-vous. C’est un atavisme chez les Anglos qui date d’avant la conquête du Canada par l’Angleterre. De ce coté-ci de l’Atlantique, la déportation des Acadiens à partir de 1756 en fut une première manifestation horrible.

    Soit dit en passant, ni le gouvernement britannique, ni le gouvernement fédéral canadien en tant que son État successeur, ne se sont jamais excusé auprès des Acadiens pour ce crime terrible. Pourtant, Ottawa n’en finit pas de s’excuser des exactions et des injustices commises envers les autochtones. Pourquoi celles commises contre les Acadiens et les francophones en général sont-elles oubliées, niées, escamotées ?  

    La fièvre anti-française actuelle au Canada et au Québec anglais connait un crescendo depuis le retour au pouvoir du Parti Québécois et sa

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  • Le président sud-africain Jacob Zuma devant la dépouille de Nelson Mandela.Le premier ministre d’Israël, Benjamin Netanyahu et son président Shimon Peres n’ont pas assisté aux cérémonies funèbres à la gloire de Nelson Mandela. Netanyahu avait pourtant rendu les hommages de rigueur au leader sud-africain décédé déclarant: «On se souviendra de lui comme du père de la nouvelle Afrique du Sud». La raison invoquée par le premier ministre d’Israël est pitoyable. Le voyage aurait coûté trop cher.


    Ce prétexte en cache d’autres, inavouables. D’abord, il aurait dû frayer avec des chefs d’État et de gouvernement qui sont des adversaires déterminés d’Israël. Ensuite, il aurait été conspué par l’immense foule présente comme l’a été l’ancien président américain George W. Bush.

    Le président d’Israël, Shimon Peres, a pour sa part invoqué des raisons de santé pour expliquer son absence. Dans son éloge funèbre du défunt, il avait osé dire qu’il s'est toujours senti «très proche» de Nelson Mandela. Un mensonge honteux.

    Le journal israélien Haaretz dénonce en éditorial

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  • Un portrait de Mandela brandi le 8 décembre 2013 devant son domicile à HoughtonLes élites politiques de la planète convergent vers l’Afrique du Sud. Au moins 91 chefs d’État et de gouvernement, des dizaines d’anciens dirigeants et 75 personnalités éminentes ont confirmé leur présence aux cérémonies officielles d’adieu à Nelson Mandela.

    Mandela a libéré le pays du racisme blanc institutionnalisé et a réalisé une réconciliation raciale presque miraculeuse. Mais le père de la nation était conscient que de graves difficultés confrontent le pays et que ses successeurs n’étaient peut-être pas de taille.  Voici quelques sujets qui ne seront pas abordés par les dignitaires et les médias sur place pour les cérémonies.

    L’Afrique du Sud, comme les autres pays émergents du BRICS, est frappée de plein fouet par la crise financière. Le journal Les Échos trace un bilan économique inquiétant du pays, victime d’une fuite massive de capitaux et affligé par de graves troubles sociaux.

    Vingt ans après l’arrivée au pouvoir de l’African National Congress, la classe moyenne, maintenant

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  • Nelson Mandela, en 2001. REUTERS/Jonathan EvansLes hommages et la reconnaissance n’ont pas attendu la mort de Nelson Mandela. Il mérite une place privilégiée au Panthéon de l’humanité.

    Nul autre contemporain n’a joué un rôle aussi grand en faveur de la réconciliation et l’égalité entre les humains. Il fut la conscience de son époque. Comme Gandhi, qui d’ailleurs vécut lui aussi en Afrique du Sud. Rares sont ceux qui ont fait à notre époque une telle unanimité. À part Jean-Paul II, je n’en vois pas d’autres.

    Page spéciale: Nelson Mandela   1918-2013

    Né d’une famille royale Xhosa du Transkei, Nelson Mandela a passé 27 ans en prison, aux travaux forcés pour avoir dirigé la lutte contre l’Apartheid. Mais la justice et la raison ont fini par triompher. D’ennemi de l’état raciste sud-africain, il est devenu chef de l’État d’Afrique du Sud où tous les hommes sont égaux. Il aurait pu facilement devenir un dictateur mégalomane et accapareur comme c’est arrivé trop souvent en Afrique. Regardez seulement ce qui se passe dans le pays d’à côté,

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  • France Charbonneau Le Canada se classe parmi les 10 pays les moins corrompus des 177 évalués par Transparency International, l’organisation non gouvernementale qui publie chaque année un indice de perception de la corruption. Pour la deuxième année de suite, le pays de la feuille d’érable se classe en neuvième place, ex-æquo avec l’Australie.

    Le Canada gravirait sans doute quelques échelons dans l’échelle de la probité si le Québec n’en faisait pas partie. Le Québec de son côté reculerait de plusieurs places si on l’évaluait comme un pays indépendant. Il serait intéressant qu’un organisme québécois s’adonne à l’exercice à l’aide des critères de Transparency International.

    TI évalue la perception que les décideurs économiques d’un pays ont de la corruption qui gangrène les partis politiques, la police, le système judiciaire et les services publics. Pour affiner leurs résultats, on pourrait y ajouter le monde des affaires et les syndicats. S’ils le faisaient, le Québec tomberait encore plus bas.

    Ce qui me

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  • Ll'ex-patron de Tourisme Montréal, Charles Lapointe.Les salaires mirobolants, les dépenses somptuaires et les manipulations monétaires du Mahârâjah du Tourisme montréalais, Charles Lapointe, ne sont que la manifestation la plus récente et la plus spectaculaire d’un cancer qui ronge le Québec. Il y a partout des rats bien dodus, souvent rouges, qui se grugent tranquillement une existence à même des fonds publics ou collectifs.

    Il s’agit pour ces parasites de s’incruster dans un organisme qui ne fera jamais faillite, peu importe les ponctions monétaires qu’on y exercera. Les cibles idéales sont l’État et le secteur parapublic et associatif comme les grands syndicats qui, par la formule Rand, se servent de l’État pour s’assurer un financement perpétuel. Les administrations fédérales, nationales et municipales ont des milliards de dollars à distribuer chaque année.

    Les rats intelligents savent où faire leur nid et comment s’assurer les complicités nécessaires pour que personne ne vienne fouiner dans leurs affaires. On s’y fait nommer par

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  • De Gaulle disait que les États sont des monstres froids. Ils sont aussi terriblement hypocrites. Rappelez-vous avec quelle vigueur Hilary Clinton condamnait la Chine pour la surveillance électronique de ses citoyens et dénonçait ses tentatives de pénétration des réseaux informatiques américains. Personne ne s’est donné la peine de lui demandé ce qu’elle pensait des écoutes mondiales auxquelles se livre la NSA et ses filiales du réseau «Five Eyes»: USA, GB, CAN, AUS, NZ. Hilary refuserait de commenter ou expliquerait que, dans ce cas, c’est pour la bonne cause. Celle de la liberté et de la démocratie.

    Depuis que la CBC a révélé en se basant sur les documents du lanceur d’alertes Snowden, que le Canada avait collaboré avec la NSA pour espionner les chefs d’État du G20 à Toronto en 2010, le gouvernement fédéral a l’air de l’enfant qui s’est fait prendre la main dans le pot de biscuits. Ses porte-parole refusent de commenter l’information a invoquant la sempiternelle «sécurité nationale du

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