• Les rumeurs ne sont pas très rassurantes en ce qui concerne le futur pont. (PC)Les rumeurs qui proviennent d’Ottawa ne sont pas très rassurantes en ce qui concerne le futur pont Champlain. Ça s’annonce fonctionnel, correct, plate, pas trop cher…

    C’est dans ce contexte que le monde des architectes québécois s’anime, ces jours-ci : une pétition vient d’être mise en ligne pour réclamer un concours international d’architecture et d’ingénierie. Histoire que le futur pont soit une œuvre transcendante et mémorable, et non pas un projet concocté sur le coin d’une table, à courte vue, et qui ne tient compte que de considérations monétaires.

    L’un des instigateurs de cette pétition, Philippe Poullaouec-Gonidec, titulaire de la Chaire Unesco en paysage et environnement de l’Université de Montréal, affirme que de « faire plancher les meilleures équipes (…) permettra d’obtenir, pour le pont le plus achalandé au Canada, un ouvrage digne de la principale porte d’entrée de la métropole québécoise ».

    Et nul besoin de défoncer les budgets publics et de vider les coffres de l’État

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  • Doit-on obliger certains malades mentaux à se faire soigner? (AP)C’est la traduction libre d’une chronique publiée ce matin, et qui traite d’un sujet fascinant : doit-on obliger certains malades mentaux à se faire soigner?

    Un changement de cap s’opère depuis quelques années dans la plus populeuse province canadienne, et un jugement rendu la semaine dernière vient corroborer ce changement.

    Cela pourrait avoir un impact au Québec. En ce moment, à moins qu’une personne ne représente « un danger grave et imminent » pour elle-même ou pour autrui, on ne peut la forcer à prendre des médicaments ou à être hospitalisée, même si on sait que cela mènerait sinon à sa guérison, du moins à une amélioration de son état. La maladie mentale est complexe, comme on sait, et les petites pilules ne sont pas magiques.

    Or, en Ontario, la semaine dernière, le juge Edward Belobaba a statué qu’il n’y a rien d’inconstitutionnel à forcer certains malades mentaux à être suivis pour des traitements dans des institutions psychiatriques.

    L’Ontario avait élargi la notion de «

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  • Des médecins québécois, payés par la RAMQ, délivrent des « certificats de virginité » à des familles qui veulent s’assurer de la dite virginité de leurs filles, sœurs, mères, on ne sait trop qui exactement, l’âge des « demanderesses » étant variables.

    Parlant d’âge, une amie m’a dit ce week-end avoir vu un bébé fille portant le hidjab. Un bébé! (qu’on protège contre la concupiscence de qui? De quoi?) Toute la famille, en fait, était voilée, sauf monsieur, bien sûr, qui portait le jeans et le t-shirt, tel que prescrit par le Coran. Shocking.

    Sauf que bien marginal, aussi. Très marginal. Des expressions d’extrémisme, d’interprétations religieuses bizarroïdes ou de traditions issues de l’âge des cavernes, qui ne représentent pas les croyances de la majorité des nouveaux arrivants ici (notons que certaines demandes de «certificat de virginité » provenaient de familles chrétiennes).

    Tout ça pour dire que contrairement à ce que j’entends autour de moi, la Charte des valeurs ne viendra jamais

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  • Des femmes voilées ont voulu marquer le coup en cette rentrée parlementaire à Québec.Le désespoir fait parfois emprunter des chemins tortueux. Voyant que sa Charte des valeurs ne réunissait pas tous les Québécois dans un grand moment d’éternelle reconnaissance, tel que prévu, les bonzes du Parti Québécois sortent maintenant un argument-choc: ceux qui s’opposent à cette Charte, même si ce n’est qu’à certains de ses aspects, sont les mêmes qui, il y a 36 ans, hurlaient au loup lorsque la loi 101 a été votée à l’Assemblée nationale.

    Et les médias sont tombés, imaginez-vous, dans la même hystérie! À preuve, ce quiz, concocté par le Parti québécois, où le «joueur» doit choisir si des manchettes criardes et racoleuses ont été publiées aujourd’hui, ou en 1977.

    Voyez le tweet confus publié ce matin par le ministre Pierre Duchesne, avec un lien sur ce quiz ridicule (et sans qu’on sache qui sont ces «ils» dont le ministre parle… des ignares, sans doute, qui doivent prestement être remis dans le droit chemin).

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  • Alban D'Amours.Les fonds de retraite sont une bombe, de moins en moins à retardement, pour tous les pays occidentaux. Les généreuses pensions octroyées dans les folles années 60 et 70 aux employés de la fonction publique et parapublique ne tiennent plus la route. Elles sont en train de lessiver le trésor public.

    Les contribuables sont appelés à se serrer la ceinture pour payer des retraites à 52 ans et demi aux happy few qui ont travaillé pour l’État, comme si ça avait été tellement plus compliqué et épuisant qu’à la caisse enregistreuse d’un Canadian Tire, dans une usine de textile ou dans une PME.

    Dans certains pays, comme la Suède, on revoie les modalités de départ, et on convertit les régimes publics de retraite à prestations déterminées (on sait ce qu’on aura à la retraite, qu’importe si les marchés s’écroulent) en un régime à cotisations déterminées (on sait ce qu’on donne sur sa paye).

    Chez nous, les provinces réagissent bien différemment face au problème. Pendant que l’Alberta s’y attaque

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  • Exemples de signes ostentatoires qui ne seraient pas permis au personnel de l’État. (Source: Gouvernement du Québec) À la suite de deux incidents impliquant des «femmes voilées» dans sa ville, le maire de Québec, Régis Labeaume, a rappelé qu’il fallait être respectueux, «quelles que soient notre origine, nos croyances religieuses ou la couleur de notre peau». Mais surtout, il a dit que ce genre de débats, engendré par la Charte des valeurs du gouvernement québécois, faisait ressortir ce qu’il y a de mauvais en nous.

    Dans le premier incident, une jeune femme dit avoir perdu son travail dans la restauration rapide parce qu’elle portait le foulard; dans le second –qui est en fait divisé en deux événements distincts- Badia Sensouci, une Algérienne d’origine qui vit à Québec depuis 14 ans, s’est d’abord fait interpeller alors qu’elle circulait en voiture avec son mari et son fils.

    «Pourquoi ton mari y porte pas de foulard?», lui a demandé une femme. «Va t’en acheter un Gucci». La famille a monté les vitres de l’auto et mis la climatisation. Puis, au centre commercial Place Laurier, une autre femme lui a

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  • Le ministre Drainville présentait mardi la Charte des valeurs québécoises. (La Presse Canadienne)On peut appeler ça un méga consensus: l’administration de la Ville-centre, les candidats à la mairie, les quinze maires d’arrondissements, tout ce que l’île de Montréal et ses 1,8 million d’habitants compte d’élus, actuels ou à venir, rejettent la Charte des valeurs québécoises proposée par le gouvernement.

    Une telle unanimité est rarissime, a dit le maire de Ville Mont-Royal, Philippe Roy. «Le gouvernement Marois n’a pas consulté le milieu montréalais.»  Tiens donc. Une première, sans doute.

    Et il n’y a pas que le politique: Michel Leblanc, le président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, est débordé d’appels de ses membres: ils doivent expliquer à leurs interlocuteurs à l’étranger (pas plus loin que Toronto, dit-il) que non, le Québec n’est pas en train de sombrer dans la xénophobie et le délire identitaire. La Chambre appréhende la fuite des investisseurs. Le tapage fait fuir. À tort ou à raison. Cette Charte, unique en son genre en Amérique

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  • Ce qui m’agace le plus dans cette proposition de Charte des valeurs que le gouvernement péquiste a présentée ce matin, c’est la confusion des termes et les glissements de sens.

    Hier, j’écrivais sur la confusion entre les notions de multiculturalisme et de laïcité. Il y a aussi confusion avec l’utilisation de cette expression galvaudée, répétée ad nauseam par les bonzes du Parti québécois, sur la «valeur» d’égalité homme femme, que cette charte de la laïcité viendrait aider à faire respecter.

    Sincèrement, j’ai beau regarder ça de tout bord et de tout côté, je ne vois pas le rapport entre le fait d’interdire le voile, la kippa, le kirpan ou la croix ostentatoire a quoique ce soit à voir avec l’égalité homme femme, une notion qui m’est très cher et pour laquelle je me battrai toujours bec et ongles.

    Évidemment, je suis d’accord avec la proposition de cette Charte de baliser certaines demandes farfelues et discriminatoires, comme celle de givrer des fenêtres pour empêcher des hommes de

    Lire davantage »de De quelle égalité homme femme parle-t-on?
  • Pauline Marois.La première ministre du Québec, Pauline Marois, a démontré qu’elle était un peu mélangée quand vient le temps de démêler laïcité, multiculturalisme et… terrorisme.

    Dans une entrevue, Mme Marois a en effet déclaré que le multiculturalisme à l’anglaise avait conduit ce pays au bord de la guerre civile. «En Angleterre, ils se tapent sur la gueule et s’envoient des bombes parce que c’est le multiculturalisme et qu’il n’y a plus personne qui se retrouve dans cette société-là.»

    Il faudrait bien que quelqu’un explique à Mme Marois que les attentats terroristes (on imagine que c’est à ça qu’elle fait allusion en parlant de «bombes») ne sont pas le fruit du multiculturalisme, mais plutôt de l’islamisme radical, comme la dernière attaque en date, en juillet 2005 (l’Espagne, qui ne promeut pas le multiculturalisme, a aussi été victime un an plus tôt d’un terrible attentat commis par des islamistes). Les précédentes bombes ont quant à elles été posées par les Irlandais de l’IRA, pas tout à fait à Lire davantage »de Multiculturalisme et laïcité: c’est pas pareil, madame Marois…
  • Le débat est lancé sur la bienséance publique et les normes culturelles. (Twitter)Eh! non, il n’y a pas qu’au Québec où l’on s’enflamme pour des questions de « valeurs » et de « pratiques culturelles ».

    En Colombie-Britannique, ces jours-ci, ce n’est pas le port du voile ou du kirpan qui créé la sensation, mais une histoire de petit garçon chinois et de pipi.

    La scène, captée par une caméra, se passe dans un centre commercial de Richmond, en banlieue de Vancouver. Une dame d’origine asiatique tient un bambin en train d’uriner en direction d’une poubelle, pantalons baissés.

    Mis en ligne sur les réseaux sociaux, la vidéo fait fureur!

    Et le débat est lancé sur la bienséance publique, les normes culturelles et l’éducation des enfants.

    D’un côté, des gens scandalisés, qui disent à quel point ce geste les répugne, alors qu’il y a des toilettes à deux pas de là. Et puisque la dame est visiblement chinoise, eh! bien, on souligne à gros traits les mauvaises manières des immigrants de la Chine continentale, très nombreux en Colombie-Britannique. Car évidemment, ce genre de chose

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