La chef de l'opposition officielle à l'Hôtel de Ville de Montréal, Louise Harel, réclame l'adoption d'un règlement pour l'intégration d'oeuvres d'art à l'aménagement urbain.
Mme Harel compte déposer une motion en ce sens au conseil municipal du 18 juin. La chef de Vision Montréal juge que la Ville doit intégrer l'art public dans tous les grands projets sous sa responsabilité, qu'ils soient résidentiels, institutionnels ou commerciaux.
« Lorsque l'on sait qu'il existe dans plusieurs grandes villes du monde, notamment Toronto, San Francisco, Philadelphie et Seattle, des règlements qui requièrent des promoteurs privés d'investir un pourcentage du coût de construction de leurs projets dans une oeuvre d'art public, notre proposition prend tout son sens », a déclaré Élaine Ayotte, conseillère de ville du district de Marie-Victorin et porte-parole de sa formation en matière de culture.
Vision Montréal voudrait que 1 % du budget de certains projets soit consacré à l'art public. La formation politique demande donc au comité exécutif de fixer la valeur des projets qui seraient touchés par cette obligation.
Mme Ayotte a souligné que Montréal accuse un certain retard pour ce qui est du nombre d'oeuvres d'art public sur son territoire. « Depuis 2004, l'art public fait l'objet d'une reconnaissance dans les politiques d'urbanisme et culturelles de la Ville de Montréal. Mais les résultats ne sont pas au rendez-vous, » a-t-elle déploré.


