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    Vandalisme - Le nettoyage des graffitis aux Promenades de l'Outaouais coûtera des milliers de dollars

    Des employés des Promenades de l'Outaouais ont nettoyé, jeudi, les 62 graffitis à l'effigie du collectif de pirates informatiques Anonymous que des individus ont laissés sur les murs du centre commercial durant la nuit. La facture pourrait s'élever à plusieurs milliers de dollars.

    Des fenêtres ainsi que des abris-bus de la Société de transport de l'Outaouais (STO) ont aussi été vandalisés.

    La police a arrêté trois suspects en flagrant délit, à la suite de l'appel d'un employé du centre commercial. Les deux femmes et l'homme, âgés de 20 et de 21 ans, sont accusés de méfait de plus de 5000 $.

    Ils ont été relâchés sous promesse de comparaître en septembre. Ils doivent respecter certaines conditions, dont ne pas se rendre aux Promenades de l'Outaouais.

    Aucun lien confirmé avec Anonymous

    On ignore si les suspects font partie du collectif Anonymous qui a posé des gestes d'éclat lors du conflit étudiant. Les actes n'ont pas été revendiqués.

    De son côté, la direction des Promenades des Outaouais se dit surprise d'avoir été ciblée par des vandales.

    Par ailleurs, la police de Gatineau souligne que d'autres graffitis avec l'inscription « Anonymous » ont été peints dans les derniers jours sur des édifices, des trottoirs et des panneaux de signalisation. L'est de la ville semble particulièrement touché, du secteur de Gatineau à celui de Buckingham.

    La police demande l'aide de la population pour signaler ces graffitis. Les enquêteurs tenteront de savoir s'il existe un lien entre ces incidents.

    Un groupe qui fait parler de lui

    Le collectif Anonymous s'est fait connaître par ses attaques contre des sites gouvernementaux et ses vidéos diffusées sur YouTube.

    Il avait notamment diffusé une vidéo d'une fête privée au domaine de la famille Desmarais, à laquelle assistaient plusieurs politiciens et personnalités du monde culturel.

    Le groupe a le Québec dans sa ligne de mire depuis l'adoption de la loi 78, qui vise à mettre un terme au conflit étudiant.