La 27e manifestation nocturne à Montréal, liée au conflit étudiant, s'est terminée lundi matin avec plus de 300 arrestations.
La manifestation a été déclarée illégale dès le départ par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Selon un message envoyé sur le fil Twitter du SPVM, des « actes illégaux » ont été commis dès que la manifestation s'est mise en branle près de l'Université du Québec à Montréal.
Des projectiles auraient été lancés sur des policiers à vélo. Des manifestants portent des masques, défiant le nouveau règlement municipal à ce sujet.
Les policiers ont ordonné aux manifestants de se disperser et de retourner sur les trottoirs. Plusieurs marcheurs ont obtempéré, tandis que de nombreux autres sont restés au milieu de la rue Sainte-Catherine.
Des vitres ont été fracassées au coin des rues de Bleury et Sherbrooke, puis au coin des rues Clark et Sainte-Catherine.
À 0 h 45, plusieurs artères de Montréal étaient encore fermées à la circulation.
Ce n'est qu'après 2 h que la situation a commencé à revenir à la normale.
Plus tôt deux journalistes ont aussi été arrêtés, dont l'une parce qu'elle portait des lunettes de ski, probablement pour se protéger des gaz lacrymogènes. Ils ont été relâchés rapidement.
Un jeune homme a expliqué à Radio-Canada qu'il avait failli être blessé lorsqu'un policier à cheval s'est approché alors qu'il prenait des photos de la manifestation.
Des centaines de personnes ont pris part au rassemblement, au lendemain d'une manifestation qui, après s'être déroulée dans un calme relatif pendant quelques heures, s'est conclue par une émeute et près de 70 arrestations.
Les incidents auraient fait sept blessés mineurs, soit trois policiers et quatre manifestants, selon Urgences Santé.
Selon le journaliste de Radio-Canada Louis-Philippe Ouimet, sur place au centre-ville de Montréal, aucun itinéraire n'a été fourni au Service de police de la Ville de Montréal. Cela est en contravention avec la loi spéciale provinciale adoptée vendredi soir à Québec.
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La série de manifestations, placée depuis plusieurs semaines sous le thème de l'opposition à la hausse des droits de scolarité, a pris une autre signification depuis l'adoption de la loi 78 encadrant les rassemblements de 50 personnes ou plus. Les slogans entendus samedi soir s'attaquaient au gouvernement libéral de Jean Charest, que d'aucuns accusent de sombrer dans une dérive autoritaire.







