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    Questions sans réponse à la suite de deux meurtres à l'Hôpital Notre-Dame

    L'agression d'un patient ainsi que deux décès survenus dans l'aile psychiatrique de l'Hôpital Notre-Dame du CHUM …L'agression d'un patient ainsi que deux décès survenus dans l'aile psychiatrique de l'Hôpital Notre-Dame du CHUM font l'objet d'une enquête de l'unité des crimes majeurs du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

    Lors d'un point de presse donné mercredi, le SPVM a déclaré que la première agression est traitée comme une tentative de meurtre.

    Une femme de 71 ans affirme que l'autre patient, un homme de 31 ans, a tenté de lui enlever la vie. Après avoir comparu, l'homme est resté détenu et une évaluation psychiatrique a été ordonnée par la cour.

    La police avait été appelée à intervenir vendredi dernier dans le cas de cette agression. Le CHUM a fait état de l'enquête seulement mercredi, disant avoir pris le temps de rejoindre les familles concernées.

    Les cas des deux autres personnes mortes les 16 et 22 juin sont traités comme les 13e et 14e homicides à survenir à Montréal cette année.

    La mort des deux patients, l'un âgé de 69 ans et l'autre de 77 ans, semblait a priori naturelle, mais l'autopsie a révélé qu'il s'agissait de morts par asphyxie.

    « Dans toute situation, on analyse toujours ce qu'il s'est passé dans l'environnement pour savoir s'il n'y a pas eu d'autres incidents », explique le directeur général associé du CHUM, Yvan Gendron. « Suite à deux décès qui nous apparaissaient de façon naturelle, on a commencé quand même à transmettre de l'information pour que le service de police ait l'ensemble des informations sur une période donnée pour être certain que l'enquête soit complète et qu'on puisse collaborer »,

    La direction de l'hôpital dit avoir contacté les familles des 70 patients de l'unité psychiatrique et que du soutien psychologique avait été offert.

    Interrogations autour du dispositif de sécurité

    Le président du Conseil pour la protection des malades, Paul Brunet, questionne les mesures prises par l'établissement lors de l'admission du patient aujourd'hui accusé de tentative de meurtre. « Cette personne a-t-elle été bien diagnostiquée quand elle a été admise [à l'hôpital], s'interroge M. Brunet. Est-ce que si elle était violente ou avait un passé violent dans son dossier, pourquoi ne l'a-ton pas confinée à un lieu sécuritaire pour elle et surtout pour les autres? »

    M. Brunet se demande aussi si l'Hôpital Notre-Dame dispose de tels lieux de confinement pour assurer la sécurité de tous les patients. « Ce sont des questions auxquelles devra répondre l'établissement », conclut M. Brunet.

    Radio-Canada.ca avec PC