Contre toute attente, le Fonds de solidarité FTQ a généré un rendement de 2,6 %, pour l'exercice financier terminé le 31 mai 2012.
Le bénéfice net du Fonds est de 215 millions de dollars, ce qui gonfle l'actif net à 8,5 milliards.
L'action du Fonds de solidarité FTQ a bondi à 26,59 $, une hausse est de 0,61 $ par rapport à la dernière valeur annoncée. C'est aussi une septième augmentation consécutive.
Il s'agit d'une bonne nouvelle pour les près de 600 000 Québécois actionnaires de ce fonds, dans le contexte économique des derniers mois. Au cours de la période de l'exercice, la plupart des indices du monde en bourse ont enregistré des pertes importantes, surtout ce printemps.
Le Fonds FTQ explique son rendement par ses investissements privés et ses fonds spécialisés dans les PME québécoises. « Le rendement positif de 12,5 % de nos titres privés et fonds spécialisés investis dans des entreprises à impacts économiques québécois témoigne de la solidité générale de ce portefeuille, mise en évidence cette année dans un contexte économique incertain », estime Yvon Bolduc, le président-directeur général du Fonds de solidarité FTQ.
Après avoir retiré ses investissements des entreprises de Tony Accurso, l'an dernier, le Fonds de solidarité FTQ n'entend pas se replonger de sitôt dans l'industrie de la construction.
« On va se garder un peu de distance pour l'instant, » a déclaré Yvon Bolduc, président-directeur général du fonds, à La Presse canadienne, mercredi.
Jusqu'à l'an dernier, Simard-Beaudry, l'une des entreprises jadis contrôlées par Tony Accurso, devait 36 millions de dollars au Fonds FTQ en vertu d'un prêt contracté quelques années plus tôt.
Dans le secteur de la construction, le Fonds détient encore des participations dans des entreprises de coffrage et de matériaux, mais il n'est pas question d'investir dans des entrepreneurs généraux, a indiqué M. Bolduc.
« Il y a des secteurs qui, pour toutes sortes de raisons, sont plus intéressants, a-t-il précisé. On préfère concentrer nos investissements dans ces secteurs-là. »
Interrogé à propos du Plan Nord du gouvernement Charest, M. Bolduc a indiqué que le fonds n'envisageait pas, pour l'instant, d'investir directement dans des projets miniers. « C'est certain qu'il va y avoir des projets intéressants, mais notre stratégie à ce moment-ci, c'est plus d'investir dans les entreprises qui vont venir en soutien à cette exploitation-là, par exemple des fournisseurs d'équipement », a expliqué M. Bolduc.
Le Fonds FTQ n'est pas pour autant absent du secteur minier québécois. Il détient des investissements dans une trentaine d'entreprises de ce domaine et compte sur une équipe spécialisée dans les ressources naturelles.
La Commission Charbonneau, qui se penche sur l'octroi des contrats publics de construction, n'a pas invité le Fonds FTQ a témoigner. S'il devait être convoqué, le fonds collaborerait pleinement avec la commission, a assuré M. Bolduc.
Radio-Canada.ca avec PC


