La direction du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) et l'administration municipale nient les rumeurs de compressions d'effectifs au sein du corps policier. Le SPVQ assure qu'aucun policier ne perdra son emploi au terme de l'exercice de révision des budgets en cours.
Les mesures à l'étude sont simplement administratives et visent à s'assurer que les effectifs policiers sont au bon endroit, au bon moment. Le vice-président du comité exécutif de la Ville, Richard Côté, répète que les citoyens n'ont pas s'inquiéter. « On fait toujours les budgets, on regarde les évaluations. Les grands événements s'en viennent. Pour eux, c'est de l'administratif. Donc, ça se fait comme à tous les ans, il n'y a rien de spécial. »
Le capitaine du SPVQ, Denis Pelletier, précise que certains policiers pourraient toutefois être réaffectés. « Il n'y a aucune coupure au service de police. On va réaffecter du personnel. Pour le moment, on n'a pas d'information sur quel personnel sera réaffecté, mais chose certaine, il y aura du personnel qui bougera suite à cet exercice-là », précise M. Pelletier.
Lundi, le président de la Fraternité des policiers de la Ville de Québec, Bernard Lerhe, a pourtant affirmé que l'inquiétude se fait sentir chez les policiers à la suite de rumeurs de suppressions de postes. « J'ai reçu beaucoup d'appels et lorsque je circule dans les postes de police je me fais régulièrement interpeller par rapport à ces coupures-là », explique-t-il.
Selon les informations qui circulent, trois secteurs seraient menacés plus particulièrement : les policiers récemment embauchés pour l'été, les policiers à vélo et ceux chargés de la surveillance des gangs de rue à la sortie des bars.
M. Lerhe affirme que réduire les effectifs à la sortie des bars menacerait la sécurité publique. « À la sortie des bars, c'est toujours des moments sensibles et ça peut dégénérer rapidement. C'est important de ne pas leur [gangs de rue] donner un pouce parce qu'aussitôt qu'on leur donne un pouce ils prennent un pied et c'est difficile de récupérer par la suite. »


