Le gouvernement du Manitoba a commandé une étude afin de déterminer comment éviter la fermeture de l'artère routière principale entre Winnipeg et les États-Unis en raison de la crue des eaux printanière.
La route 75, qui porte le nom de Lord Selkirk, est parmi les routes les plus achalandées de la province.
Il s'agit d'une artère importante pour l'économie puisqu'elle accueille de nombreux camions qui font le transport de marchandises entre les prairies canadiennes et les états américains du centre.
Cette route a été fermée pendant 35 jours lors des inondations de 2009 et pendant près de 30 jours lors de la crue de 2011.
L'artère qui suit le cours de la rivière Rouge est inondée sur une trentaine de kilomètres dans le secteur du village de Morris quand la crue printanière est importante et que le cours d'eau sort de son lit.
La route est alors fermée et la circulation est déviée.
Selon le maire du village, Gavin Van Der Linde, il s'agit là d'une situation inacceptable.
L'association des camionneurs du Manitoba opine, car lorsque la route est impraticable, les frais de transport de marchandises vers les États-Unis augmentent de 1,5 million de dollars par semaine.
Émile Dupuis, un camionneur de Morris, n'est pas surpris. Il explique que lorsque la route est fermée et qu'il doit utiliser des routes secondaires, il lui faut de 2,5 h à 3 h de plus pour faire le trajet.
L'étude, demandée par la province, évalue les bienfaits de deux solutions possibles : surélever la route ou encore la faire dévier.
Les habitants du village de Morris s'inquiètent d'une solution qui éloignerait le tracé de la route du village, car ils craignent que la survie de leur communauté soit alors en jeu.
Les résultats de l'étude commandée par la province devraient être dévoilés dans un an.


