Le Bureau de la sécurité des transports (BST) du Canada affirme que l'atterrissage d'urgence d'un hélicoptère, survenu le 9 décembre 2010 sur une plage près de Cap-Chat, serait dû à l'usure d'un roulement à billes.
Cette journée-là, l'hélicoptère de l'entreprise Essor-Hélicoptères devait effectuer des vols de reconnaissance afin d'évaluer les dégâts causés par les grandes marées.
L'hélicoptère est parti le matin de Québec à destination de Rimouski, où le pilote a fait le plein et embarqué quatre passagers. Les conditions météorologiques étaient alors propices au vol à vue. Le vent était d'environ 14 noeuds avec des rafales allant jusqu'à 19 noeuds.
L'appareil a alors accompli un premier vol à basse altitude pour atterir à Matane. Vers 11 h, l'hélicoptère s'est à nouveau envolé en direction nord-est.
Quelque 27 minutes plus tard, l'appareil a subit une panne de moteur et a atterri brutalement sur une plage près de Cap-Chat. Le train d'atterrissage a cédé et l'appareil s'est immobilisé sur le ventre.
Une personne subira de graves blessures, deux autres seront légèrement blessées. Deux occupants s'en sortiront indemnes.
Selon le BST, c'est la rupture par fatigue d'un roulement à billes qui a provoqué la perte de puissance du turbomoteur.
Le rapport souligne par ailleurs qu'à son envol de Rimouski, l'appareil était en surcharge et que l'utilisation d'un hélicoptère à l'extérieur « des limites de masse et centrage indiquées par le constructeur peut réduire les performances d'un hélicoptère et créer une situation de surpuissance entraînant des dommages importants au moteur, à la cellule et à la chaîne dynamique. »
Le BST relève de plus que l'exploitation de l'hélicoptère à basse altitude mettait à risque un atterrissage sécuritaire lors d'une panne de moteur.


