Le mauvais état des établissements hôteliers est un frein au développement dans des régions comme le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie.
C'est l'une des principales conclusions du rapport sur l'avenir du tourisme, publié il y a un an par Gilbert Rozon.
Devant ce constat, le ministère du Tourisme du Québec a instauré un crédit d'impôt de 25 pour cent destiné à la rénovation. Si l'idée apparaît attrayante aux yeux des hôteliers, y avoir accès est une autre chose.
En fait, ce crédit d'impôt de 25 pour cent est réservé aux investissements touristiques qui excèdent 50 000 $ et il est accessible pour des dépenses inférieures à 175 000 $.
« Il s'agit d'un coup de pouce qui fera la différence », assure le député libéral de Gaspé, Georges Mamelonet, qui ajoute que cette aide est une mesure majeure.
Chez les hôteliers, l'idée est saluée mais des critères d'admissibilité trop contraignants font en sorte que le programme semble destiné aux petits établissements.
« C'est seulement la partie des investissements au-delà du 50 000 $ qui est admissible et ce n'est qu'un crédit d'impôt, pas une subvention. Moi j'ai un établissement de 32 chambres. Faire des investissements au-dessus de 50 000 dollars dans une année, m'endetter, payer des intérêts, il n'y a plus de profit au bout de la ligne », déplore Jean-François Gagné, un hôtelier à Percé.
De nombreux établissements touristiques de l'Est du Québec ont besoin de se refaire une beauté pour devenir plus attrayants. En Gaspésie par exemple, sur les 316 lieux d'hébergement membres de l'ATR, seulement 42 affichent quatre étoiles. La plupart affiche deux étoiles.


