Le président du Conseil du Trésor, Tony Clement, a été blanchi des allégations de manquement à l'éthique dans ses échanges avec ses électeurs, mais il a été mis en garde contre l'usage inapproprié de son titre de ministre pour promouvoir des entreprises locales.
La commissaire fédérale aux conflits d'intérêts et à l'éthique, Mary Dawson, a déterminé que M. Clement n'avait pas accordé de traitement de faveur à Lord & Partners en prenant part à une vidéo promotionnelle pour l'entreprise de Huntsville, en Ontario.
En fait, Mme Dawson a souligné que le ministre Clement l'avait consultée avant d'accepter d'apparaître brièvement dans la vidéo en 2008, et qu'elle lui avait donné son feu vert.
Mais Mme Dawson émet quand même un avertissement dans son rapport dévoilé mercredi : dans la vidéo, le ministre Clement aurait dû s'identifier simplement comme le député de la circonscription de Parry Sound-Muskoka.
La commissaire soutient qu'il n'aurait pas dû mentionner son titre de ministre, ce qui laissait croire qu'il avait profité de sa position au sein du cabinet pour apporter une aide plus importante à ses électeurs qu'aux autres citoyens canadiens.
Mme Dawson n'a pas trouvé non plus de preuve d'une implication de M. Clement dans l'octroi de six contrats fédéraux de la Défense à la même entreprise, Lord & Partners, un manufacturier et fournisseur de solvants, agents de nettoyage et produits spécialisés respectueux de l'environnement. Il était alors ministre de la Santé et ministre de l'Industrie.
La commissaire n'a pas plus trouvé d'éléments indiquant que M. Clement ait eu comme amis personnels le président de l'entreprise, Barry Young, ou le conseiller municipal de Huntsville George Young, qui a réalisé la vidéo.
Qui plus est, Mme Dawson a affirmé que M. Clement n'avait rien fait d'inapproprié en recommandant la nomination de George Young à la Commission canadienne du tourisme.


