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    Terres publiques - Coupe du bois à pâte au N.-B. : le ministre revient sur sa décision

    Le ministre des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick, Bruce Northrup, revient sur sa décision d'interdire aux grandes forestières de récolter le bois à pâte des terres de la Couronne.

    Il s'est prononcé à ce sujet mardi après-midi.

    Cette nouvelle mesure, annoncée le 12 juin, devait permettre d'aider les propriétaires de lots boisés privés à vendre leur bois destiné à devenir de la pâte à papier. Plusieurs d'entre eux se disent au bord de la faillite.

    Le ministre Northrup a justifié sa décision d'annuler la mesure en affirmant que bon nombre d'emplois du secteur forestier dépendent directement de la coupe du bois à pâte. D'exclure les grandes forestières aurait pu causer plusieurs pertes d'emplois dans l'industrie, a-t-il expliqué.

    La papetière Irving montrée du doigt

    Le propriétaire de terres boisées et gérant de l'Office de mise en marché du sud-est, Marcel Maillet, dit que le ministre a cédé devant l'empire Irving.

    Malgré l'interdiction annoncée le 12 juin, la papetière Irving avait continué à récolter du bois à pâte sur les terres publiques. L'entreprise avait rapporté lundi que le gouvernement lui avait accordé une exception.

    Selon les propriétaires de lots boisés privés, une telle exception rendait la directive inutile, puisque l'entreprise Irving est l'une des principales utilisatrices de pâte de bois dans la province.

    L'Association des produits forestiers, un organisme auquel adhèrent toutes les papetières et scieries du Nouveau-Brunswick, mise à part celles qui appartiennent à J.D. Irving, n'a pas voulu émettre de commentaires à la suite de cette décision.

    Le porte-parole Mark Arsenault a toutefois affirmé que « tous les membres étaient d'accord avec l'ancienne directive ».

    La papetière Irving n'a pas retourné les appels.