L'agence de notation financière Standard and Poor's a abaissé vendredi de « stable » à « négative » la perspective pour sept banques canadiennes.
Cette décision est motivée par des inquiétudes liées à la hausse prolongée du prix des logements et au niveau d'endettement des consommateurs canadiens. L'agence de notation a également expliqué dans un communiqué que ce choix était « lié à l'augmentation des risques économiques et indutriels pour les banques canadiennes ».
Les banques concernées sont la Banque Royale du Canada, la Banque Nationale, la Banque Laurentienne, la Banque Toronto-Dominion, la Banque de Nouvelle-Écosse, Home Capital Group et Central 1 Credit Union.
« La hausse prolongée du prix des logements et l'endettement des consommateurs contribuent selon S&P's à accroître les déséquilibres et la vulnérabilité du Canada exposé à une économie internationale généralement faible », poursuit l'agence de notation.
Standard and Poor's a cependant maintenu ses prévisions pour cinq autres institutions financières canadiennes, dont la Banque de Montréal et Desjardins.
Des économistes canadiens ont à plusieurs reprises tiré la sonnette d'alarme, en disant que le marché de l'immobilier est en surchauffe et que le niveau d'endettement des consommateurs est trop élevé.
L'agence n'a pas exclu de relever prochainement sa notation en fonction de l'impact des mesures politiques sur la consommation et les prix du logement.
La Banque du Canada est également péoccupée depuis longtemps par la dette des foyers canadiens. La proportion d'endettement des ménages par rapport au revenu disponible a atteint des niveaux records, passant d'environ 110 % à 150 % depuis dix ans.
Radio-Canada.ca avec AFP et PC


