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    Sport-Études - 25 ans de succès

    Les programmes Sport-Études ont 25 ans. Ils ont vu naître une génération d'athlètes d'excellence du joueur de tennis Sébastien Lareau au hockeyeur Maxime Talbot, en passant par la patineuse artistique Marie-France Dubrueuil et le nageur paralympique Benoît Huot.

    « Au secondaire, là c'était super simple, on commençait l'école à 7 h 55, on terminait à 12 h 24. La cloche sonnait à 12 h 24, on était dans l'autobus, on retournait s'entraîner », dit Huot qui a obtenu son diplôme d'études secondaires à l'école De Mortagne en 2001.

    C'est à Boucherville qu'un des tout premiers programmes sport-études a vu le jour dans les années 1980. Rapidement, plusieurs écoles québécoises ont emboîté le pas.

    La mission : permettre à l'élite de certaines fédérations sportives de concilier le sport et les études.

    « Au début, il n'y avait pas trop de disciplines. Il y avait du patin artistique, de la natation, raconte Benoît Bissonnette, enseignant à l'école De Mortagne. Le tennis s'est ajouté. C'était des sports individuels avec des petits groupes de 7-8 au départ.

    « Ensuite, ça a augmenté. Quand j'ai eu Benoît, c'était des groupes de peut-être 17-18. Ça commençait à grossir. »

    Si le nombre d'élèves athlètes reconnus ne cesse de grimper, les critères d'admission, eux, ont été revus à la baisse.

    On n'exige pas des notes de 80 % dans toutes les matières.Ça peut être 70 % ou même parfois 65 %.

    Si, à l'origine, la mission du Sport-études n'était pas de combattre le décrochage, on s'est vite rendu compte qu'en démocratisant les critères d'admission, tout le monde y gagnait, comme l'a constaté Olivier Guernon, directeur du programme sport-études à De Mortagne.

    « Je vais être honnête. On a quand même des élèves qui n'ont pas la fibre scolaire. Le sport les motive à rentrer dans chacun de leur cours et de performer beaucoup au niveau scolaire », affirme M. Guernon.

    Le professeur Yves Thivierge, lui, encense ses athlètes étudiants.

    « Les élèves qui réussissent bien dans le sport et qui réussissent bien dans leurs études, ils sont organisés. Ils sont à leur affaire, ils font ce qu'il faut pour réussir. »

    Un programme envié

    On compte au Québec plus de 300 programmes reconnus par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, répartis dans une cinquantaine d'écoles publiques et privées.

    Le sport-études est unique au Québec et fait l'envie ailleurs au Canada. Les élèves athlètes québécois réussissent bien, tant dans leur sport que dans leurs études.

    Selon Albert Marier, conseiller en sport au ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, les fédérations profitent des succès des programmes sport-études.

    « Dans plusieurs sports au Québec, il n'y a aucun doute que ça a changé carrément la face de la performance québécoise sur la scène canadienne, pour le mieux. »

    Les élèves athlètes, comme le nageur Jessy Ouellette-Hulmann, s'imaginent mal comment ils pourraient faire sans l'aide des programmes sport-études.

    « C'est important parce que je me dis : la natation, ça va être une partie de ma vie. Mais après, ça continue. Il faut que j'étudie pour avoir un bon travail plus tard et être capable de me débrouiller. »

    De son côté, Benoît Huot se demande ce qui serait arrivé.

    « Qu'est-ce qui aurait pris le bord? L'école ou le sport? Malheureusement, c'est aujourd'hui ou jamais que je dois faire mon sport, dans 10 ans il va être trop tard. Le physique ne pourra pas suivre, alors c'est certain que ça aurait été malheureusement l'école qui aurait été mise de côté. »

    Huot compte à son palmarès 16 médailles paralympiques. Il poursuit ses études universitaires avec un horaire allégé grâce à l'Alliance Sport-Études, qui prend la relève une fois le secondaire terminé.

    (D'après un reportage de Jacinthe Taillon)
     

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