Les organismes communautaires de la Mauricie et du Centre-du-Québec ont uni leurs forces à celles des organismes de Laval pour lancer un cri d'alarme. Ils demandent à la ministre déléguée aux Services sociaux, Dominique Vien, de trouver une solution à leur problème de sous-financement.
Certains organismes arrivent à peine à joindre les deux bouts. C'est le cas du centre Ludolettre, situé à Saint-Léonard-d'Aston. Ce petit centre communautaire regroupe un comptoir alimentaire, une friperie, des activités de cuisine collective, des cours d'alphabétisation ainsi que de l'aide aux familles et aux démunis.
« On doit restreindre à l'heure actuelle beaucoup de choses. On doit fermer l'été. C'est sûr que ça serait beaucoup mieux pour nous puis pour les gens, parce qu'on doit refuser à l'heure actuelle des gens », explique Julie Rochefort, coordonnatrice du centre Ludolettre. L'organisme aide 30 % plus de gens aujourd'hui qu'il le faisait y a deux ans.
Il existe quelque 221 organismes communautaires en Mauricie et dans le Centre-du-Québec. Ils viennent en aide chaque année à des dizaines de milliers de personnes.
Renaud Beaudry, coordonnateur de la Table régionale des organismes communautaires en santé et services sociaux pour le Centre-du-Québec et la Mauricie, souligne qu'il faudrait un « rehaussement de 50 % des budgets des groupes communautaires pour répondre aux besoins qui cognent à nos portes » au Québec.
Les organismes communautaires de Laval, de la Mauricie et du Centre-du-Québec ont donc uni leurs voix pour interpeller la ministre déléguée aux Services sociaux.
M. Beaudry tient à rappeler à Mme Vien ses engagements. « Elle a pris l'engagement, par une lettre : "Je vais mener des travaux sur les besoins financiers des groupes communautaires pour l'ensemble du Québec à temps pour le budget 2012-2013" », insiste-t-il.
M. Beaudry tient à rappeler à Mme Vien qu'elle doit maintenant livrer la marchandise au printemps.







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