Queers Against Israeli Apartheid, un mouvement pro-palestinien qui a suscité la polémique dans le passé a été autorisé à participer au défilé de la fierté gaie dimanche à Toronto.
La décision a été prise vendredi par le conseil de règlement des différends. Dans un communiqué, le coprésident du conseil d'administration de Pride Toronto, Luka Amona, affirme que l'organisation est « consciente de la nature politique et émotionnelle sensible du problème ».
Le conseil de règlement des différends a été créé l'an dernier pour trancher sur des plaintes reçues au sujet de certains groupes qui participent au défilé.
L'organisation juive B'nai Brith s'est plainte quant à la participation de Queers Against Israeli Apartheid cette année et une audience a eu lieu plus tôt cette semaine.
Justine Apple, la directrice de Kulanu Toronto, une organisation GLBT juive, s'est dite déçue de la décision. Elle qualifie les messages du groupe pro-palestinien de haineux. Ils ne correspondent pas aux valeurs du défilé de la fierté gaie, selon elle.
L'an dernier, Queers Against Israeli Apartheid n'avait pas participé au défilé afin, selon ses membres, de ne pas donner une excuse au maire, Rob Ford, pour réduire les subventions. Le groupe a toutefois déployé une bannière de 12 mètres de large le long du parcours du défilé qui disait : « Soutenez les gais palestiniens, boycottez le tourisme israélien ».
Dans un rapport publié en avril 2011, la direction des services municipaux de Toronto a reconnu que les mots « Israeli Apartheid » (Apartheid israélien) n'enfreignent ni les règlements antidiscrimination de la ville, ni les articles du Code criminel sur les discours haineux, ni le Code des droits de la personne de l'Ontario.
La participation du groupe au défilé de la fierté gaie ne doit donc pas peser dans les décisions liées au montant des subventions accordées pour l'événement, selon le rapport.


