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    Société - De nombreux logements libres à l'aube du 1er juillet à Sherbrooke

    Avec le deuxième plus haut d'inoccupation au Québec, la ville de Sherbrooke se retrouve avec bon nombre de logements à louer à la veille du 1er juillet.

    À Sherbrooke, 3,7 % des logements sont vacants. Seule la ville de Trois-Rivières compte plus d'appartements inoccupés.

    En moins de quatre ans, la tendance s'est renversée à Sherbrooke. Le taux d'inoccupation était à 0,9 % à l'époque. « Il y a une effervescence incroyable. Il y a un boom de construction », explique Richard Roy de Gestion immobilière du Verseau.

    L'homme gère 450 logements à Sherbrooke. De ce nombre, 32 n'ont toujours pas trouvé preneur.

    Selon lui, avec les taux hypothécaires alléchants, de nombreux locataires ont accédé à la propriété, si bien que le marché locatif est devenu très compétitif.

    « On s'arrache les locataires. C'est pour ça qu'il y a des prix à la baisse. Ce n'est pas bon, parce que lorsque l'on baisse les revenus d'un immeuble à logements, ça baisse aussi sa valeur », dit-il.

    Certains propriétaires rivalisent d'ingéniosité pour attirer la clientèle comme des remises en argent, des iPad ou des loyers gratuits.

    Un tel contexte facilite la tâche de l'Association des locataires qui a traversé bien des crises au fil des ans avec de nombreux ménages sans logements à la veille du 1er juillet. « Cette année, en l'espace de quelques jours, 32 familles sur 34 ont trouvé un nouveau gîte. Il y a eu des propriétaires qui ont baissé le coût du logement pour s'assurer qu'ils soient loués ce qui nous a permis de trouver des logements pour l'ensemble de ces ménages locataires. Pour l'instant, il reste deux familles avec trois enfants chaque qui se cherche un appartement », indique le coordonnateur à l'Assocation des locataires de Sherbrooke, Normand Couture.

    Si le portait du marché locatif a changé, la construction de logements sociaux reste une priorité pour l'organisme. « Il y a encore 5000 ménages locataires qui défraient plus 50 % de leurs revenus pour se loger », rappelle M. Couture.