Le chef de la police de Sudbury, Frank Elsner, soutient qu'environ les trois quarts des appels que son service reçoit ne concernent pas du travail de maintien de l'ordre.
Il joint sa voix à celle d'autres représentants des services de police ontariens qui demandent un mandat clair pour les agents qui souvent prennent le relais d'autres programmes qui subissent des compressions budgétaires.
« Environ 25 % seulement des appels auxquels nous répondons, et c'est la même chose partout au pays, concernent ce que l'on considérerait du maintien de l'ordre, c'est-à-dire lorsqu'il y a un crime qui est en train d'être commis, ce genre de choses », soutient Frank Elsner.
Un porte-parole de l'Association des chefs de police de l'Ontario, Joe Couto, dit que le service de police de Sudbury n'est pas le seul dans ce cas dans la province.
Les policiers accompagnent souvent les personnes atteintes de maladies mentales et sont aussi sur appel au tribunal, explique-t-il.
Depuis peu de temps, ils ont également la responsabilité de répondre aux appels concernant les nuisances causées par les ours.
Joe Couto dit que lorsque la province a arrêté son programme de trappage et de déplacement des ours, "Attention : ours", les policiers ont dû prendre le relais.
« Nous n'allons pas répondre que ce n'est pas notre travail et que nous n'allons pas nous déplacer parce que de manière générale nous nous occupons de la sécurité du public », affirme-t-il.
Selon l'Association des municipalités de l'Ontario, les coûts du maintien de l'ordre sont passés de 2 milliards de dollars en 2001 à plus de 35 milliards de dollars en 2010 dans la province.
Les chefs de police de l'Ontario demandent qu'un mandat plus clair soit défini le plus rapidement possible.
Un nouveau groupe de travail provincial, le comité sur l'avenir du maintien de l'ordre, tente de trouver les moyens de définir une orientation stratégique.
Frank Elsner précise que le comité devrait rendre son rapport l'année prochaine.


