Une vingtaine de familles de Gatineau sont toujours à la recherche d'un logement à la veille du 1er juillet, une journée généralement marquée par un grand nombre de déménagements au Québec.
L'organisme communautaire Logemen'occupe estime aussi qu'une vingtaine de personnes seules sont également à la recherche d'un logement. Selon les responsables, cette situation s'explique par la pénurie importante des logements de deux chambres ou plus, par les loyers élevés demandés par les propriétaires et par la discrimination dont plusieurs ménages, souvent avec enfants, sont victimes.
Le coordonnateur de Logemen'occupe, François Roy, constate que la crise du logement n'est pas particulière au 1er juillet à Gatineau et qu'elle perdure depuis maintenant 13 ans. Il ajoute que, malgré les nombreuses interventions auprès des représentants politiques provinciaux, le dossier n'a pratiquement pas bougé.
Pour sa part, Faustin-Bauvin Masini recherche un logement pour les six membres de sa famille depuis plus de quatre mois. Il habite avec sa femme et ses quatre enfants dans un logement temporaire fourni par Logemen'occupe.
Malgré son emploi à temps plein, le père de famille est incapable de payer le prix d'un logement de trois chambres à coucher à Gatineau qui est souvent plus élevé que 1350 $.
François Roy ajoute que le prix moyen d'un logement à Gatineau est le plus élevé du Québec.


