L'annonce de la fermeture de la Maison de répit La perle rare de Waterville met en évidence le manque criant de ressources pour les familles estriennes qui ont des enfants présentant une déficience intellectuelle.
Les organismes existants manquent d'argent pour répondre à la demande.
L'organisme SPEC Tintamarre à Sherbrooke pourra dépanner seulement quelques parents qui se sont retrouvés sans maison de répit après la fermeture de la Perle rare de Waterville qui recevait une clientèle autiste.
« Notre camp est presque complet pour la période estivale. Pour ce qu'est du répit pendant l'année scolaire, c'est beaucoup plus difficile. Nous avons une liste d'attente qui ne cesse de s'allonger », explique la directrice de l'organisme, Vicky Leclerc.
La SPEC Tintamarre voudrait faire plus, mais doit limiter son offre. « Nous avons une belle grande maison qui est inoccupée la semaine. Si nous avions du financement, nous pourrions ouvrir nos portes la semaine pour de l'occupationnel ou pour du dépannage en urgence. C'est ce que nous souhaitons mettre de l'avant », souligne-t-elle.
La réalité est la même à la Maison Caméléon, un organisme qui accueille des personnes ayant une déficience intellectuelle, située dans le secteur Rock Forest.
« Il y a des parents qui me demandent deux ou trois fins de semaine de répit et nous ne pouvons pas répondre à leurs besoins parce que de cette façon, nous répondrions seulement à une petite minorité », indique la directrice générale de l'endroit, Josée Labonté.
« Nous terminons toujours les années avec un déficit. Tout augmente et les subventions n'augmentent pas en considération des salaires », indique-t-elle.
L'argent manque cruellement dans les coffres de ces maisons de répit. « Il faut constamment être à la recherche de financement. Nous ne sommes pas suffisamment soutenus », déplore la directrice de SPEC Tintamarre, Vicky Leclerc.
La désinstitutionnalisation a ramené bien des jeunes et des adultes dans leur milieu naturel. Par contre, les budgets pour soutenir les familles sont insuffisants affirment les organismes communautaires qui voient défiler bien des parents au bout du rouleau.
« Nos parents quand ils viennent cogner ici pour avoir des services, ce sont des parents qui sont en grande détresse », indique-t-elle.
L'Agence de la santé et des services sociaux de l'Estrie ne veut pas commenter la situation en précisant qu'elle est au fait de ces besoins, mais qu'elle n'a pas de budget supplémentaire.


