La station du phare de l'île aux Perroquets, au large de Longue-Pointe-de-Mingan, subit une cure de rajeunissement. Les travaux, évalués à 1,8 millions de dollars, prévoient la réfection de neuf bâtiments, laissés presque à l'abandon depuis une trentaine d'années.
Pour Charles Kavanagh, le phare de l'île aux Perroquets, c'est toute son enfance. Son père en a été le dernier gardien, de 1947 à 1976.
« Mon enfance, mon adolescence, c'est ce grand terrain de jeu rempli d'oiseaux, d'imprévus, de joie et de peine », raconte-t-il.
À l'intérieur des murs défaits de la maison de son père, les travailleurs ont retrouvé de vieux journaux, des disques vinyles et des cartes de souhaits.
« C'est des petits souvenirs comme ça... je ne cacherais pas que ça fait des petits boules d'émotions », souligne-t-il avec nostalgie.
La Corporation de l'île aux Perroquets a décidé de rénover les bâtiments de l'île pour y offrir un service d'hébergement pouvant accueillir 14 personnes dès l'été 2013.
Selon la chargée de projet, Audrey Beauchemin, un forfait haut de gamme, incluant la croisière et des repas avec des produits du terroir, sera disponible aux visiteurs.
Une exposition permanente sera également mise sur pied dans l'ancien crieur à brume qui permettra de plonger dans l'histoire des anciens gardiens de l'île.
De son côté, Parcs Canada, toujours propriétaire des bâtiments, assure une aide financière et logistique à l'organisme.
Même si le chantier est clôturé, l'île reste accessible aux visiteurs de la Réserve de parc national de l'Archipel-de-Mingan.


