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    Société - Bas-Saint-Laurent : surpopulation et problèmes de santé mentale au Centre de détention de Rimouski

    Le Centre de détention de Rimouski doit accueillir plus de détenus que sa capacité ne le permet.

    Selon Marie-Michèle Lacasse de la direction des communications au ministère de la Sécurité publique du Québec, c'est ce que révèlent les statistiques de l'établissement en date du 2 août 2012. Le nombre de détenus est de 139 sur une capacité de 119 places, ce qui représente un taux d'occupation de 117 %.

    Stéphane Lemaire, président national du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec, interprète autrement les données du Ministère. « La capacité opérationnelle, c'est une cellule avec des gens dans leur cellule, tandis que la capacité totale, c'est des gymnases, des secteurs d'admission remplis. C'est tout juste si on ne met pas les détenus dans des armoires à balais, et on triche avec les chiffres. »

    Cette surpopulation se rencontre à l'échelle du Québec, dans neuf autres centres de détention.

    Le problème de la santé mentale à Rimouski

    D'après M. Lemaire, de plus en plus de personnes ayant un problème de santé mentale sont admises à Rimouski.

    « On met ces gens-là ensemble, empilés dans des bullpen. On les entend crier toute la journée, sans qu'on les aide vraiment, on n'est pas médecins. »

    Cette situation empêche les agents d'accomplir l'une des missions que leur a confiées le Ministère, la réadaptation des détenus. Elle a selon lui des conséquences sur le taux d'absentéisme et la santé des agents, tout en mettant celle des détenus en jeu.