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    Santé - Soins aux réfugiés : le NPD de l'Ontario met la pression sur la province

    Les réfugiés n'ont désormais plus accès gratuitement à certains soins de santé qui était couverts dans le cadre d'un programme fédéral. Le député néo-démocrate de l'Ontario, Jonah Schein demande à la province de prendre le relais d'Ottawa.

    Dans le cadre de la loi sur l'immigration adoptée vendredi, l'accès aux soins de santé a été limité pour les réfugiés.

    Ottawa ne leur remboursera plus les frais de soins de santé spécialisés, comme les médicaments jugés non urgents et les soins dentaires et ophtalmologiques.

    En réalisant des compressions dans le Programme fédéral de santé intérimaire, le gouvernement espère réaliser 20 millions de dollars d'économie par an au cours des cinq prochaines années.

    L'exemple du Québec

    Jonah Schein a rappelé samedi, que le Québec s'est engagé à couvrir temporairement les services qu'Ottawa cesse désormais de rembourser.

    Il veut que la ministre de la Santé provinciale, Deb Matthews suive l'exemple. « L'Ontario accueille plus de la moitié des réfugiés qui arrivent au Canada, nous devons faire plus », a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse samedi dans un centre d'aide aux réfugiés à Toronto.

    Jonah Schein a reconnu que Deb Matthews a fait un premier pas. Elle a, en effet, écrit au gouvernement fédéral que l'Ontario ne refusera pas de traiter une personne ayant besoin de soins médicaux d'urgence.

    Deb Matthews continue de demander à Ottawa de revenir sur sa décision dans ce dossier.

    Protestation

    Ces nouvelles mesures ont suscité des vagues de protestation à plusieurs endroits au pays. Des médecins, des groupes qui viennent en aide aux réfugiés se sont mobilisés.

    À Toronto, le FCJ Refugee Centre veut essayer d'offrir des consultations médicales de bases une fois par mois aux réfugiés. Lors de la première journée, samedi matin, sept personnes s'étaient présentées.