Les ambulanciers paramédicaux de l'Abitibi-Témiscamingue sont toujours en conflit avec le gouvernement du Québec.
Hier, quelque 1600 ambulanciers paramédicaux québécois représentés par la FPESPQ ont conclu une entente de principe avec la partie patronale. Les ambulanciers de l'Abitibi-Témiscamingue, tous membres de la FTQ ou de la CSN, ont refusé de signer l'entente.
Selon le conseiller en relations de travail et porte-parole à la table des négociations pour les membres de la FTQ, Yves Imbeau, les négociations achoppent sur la question des horaires de travail, entre autres. « Dans la négociation, il y a une clause sur les horaires de travail et si nous acceptons, ça va donner une plus grande marge de manoeuvre aux entreprises et au ministère pour fabriquer des horaires de travail », explique-t-il.
Yves Imbeau craint que cette marge de manoeuvre permette au gouvernement de réduire le temps de travail des ambulanciers sur le terrain.
Pour leur part, les ambulanciers représentés par la CSN entreront en grève le 6 juillet si aucune entente n'est conclue avant cette date.
Le président par intérim du Syndicat des paramédics de l'Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec CSN, Serge Buttet, se fait toutefois rassurant : « Même si nous entrons en grève, la population ne doit pas avoir peur, car nous ne toucherons pas aux services à la population. »


