Une foule a participé à la réunion du conseil municipal de Shippagan, au Nouveau-Brunswick, où il était question d'un projet de maison d'accueil pour personnes atteintes de maladie mentale.
Le projet est approuvé par commission d'aménagement et il pourrait obtenir le feu vert de la municipalité vers le début de mai prochain. Plusieurs opposants ont profité de cette réunion tenue lundi soir pour exprimer leurs préoccupations avec vigueur.
Il se trouve déjà dans le secteur de la rue Bellefeuille une résidence pour les personnes autistes et une autre pour les jeunes en difficulté. Selon Raoul Boudreau, un résident de la rue Bellefeuille et psychologue, la nouvelle maison d'accueil serait de trop.
« Trois foyers sur le coin de la même rue, ne me faites pas accroire qu'il s'agit d'intégration », lance Raoul Boudreau.
Sa femme, Marielle Boudreau, a fait circuler une pétition contre le projet qui a recueilli une cinquantaine de signatures. « À l'arrêt d'autobus des enfants de la maternelle, c'est là qu'est la sortie du parking », s'exclame-t-elle.
Lucie Robichaud, qui a un enfant atteint de maladie mentale, éprouve de la déception devant tant d'opposition. « Je pensais qu'ils étaient contre les gens qui avaient des besoins en santé mentale, mais ils sont contre le rezonage », déplore-t-elle.
La présidente du Réseau de services péninsulaires, Berthe-Mance Landry, croit que la maison de la rue Bellefeuille, avec ses neuf chambres, est idéale. « Je les verrais tellement heureux là. Leurs parents pourraient aller les visiter et ils pourraient leur servir une tasse de café chez eux », dit-elle.
Mme Landry reconnaît cependant qu'il faudra peut-être déjà envisager un autre lieu pour le projet, probablement à Inkerman.







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