L'Association des massothérapeutes du Manitoba (MTAM, en anglais) a soumis une demande au gouvernement provincial afin d'être la 24e profession incluse dans la Loi sur les professions de la santé réglementées.
Elle soutient que sa soumission attend d'être étudiée par la ministre provinciale de la Santé, Theresa Oswald.
Selon l'association, la taxe de vente récemment appliquée aux services de massothérapie, ne serait plus ajoutée au prix des traitements, si les massages étaient officiellement reconnus comme un acte médical.
« [...] Nous serons peut-être mieux vus par les gens de 60 ans et plus, qui ont un petit peu peur d'aller voir les massos [sic], car ils considèrent le médecin comme la personne qu'ils doivent voir au lieu d'aller voir des gens qui font des traitements alternatifs pour les aider à prévenir des problèmes plus tard », ajoute pour sa part Yannick Legrand-Polejewski, une massothérapeute de Winnipeg.
MTAM estime que les massothérapeutes jouent un rôle important dans le traitement des blessures musculaires.
Sur son site web, l'Association indique qu'elle utilise la désignation « massothérapeute autorisé » depuis plusieurs années, avec l'aval du Collège des massothérapeutes de l'Ontario et avec « la compréhension que les critères mis en pratique par ses membres sont similaires à l'expérience ontarienne ».
Toutefois, un tel ordre professionnel reconnu par la loi n'existe pas au Manitoba pour le moment, ce que désire changer MTAM.
« Actuellement, il y a environ 900 massothérapeutes au Manitoba qui détiennent le diplôme d'études de deux ans requis à l'admission à la profession, d'après les "compétences nationales" requises dans toutes les provinces canadiennes », a-t-elle aussi déclaré par voie de communiqué.
L'organisation a lancé lundi une campagne de sensibilisation pour sa reconnaissance professionnelle.


