La Commission de la santé et de la sécurité au travail contraint la direction de l'hôpital de Sainte-Anne-des-Monts à prendre des mesures pour mieux protéger ses employés contre d'éventuels patients violents.
Le 18 mai dernier, un homme est entré à l'hôpital armé d'un couteau et a fait irruption à l'urgence. Le personnel médical a réussi à le prendre en charge, mais une infirmière s'est blessée en récupérant l'arme tombée au sol.
Deux mois plus tard, l'entrée de l'hôpital n'est toujours pas sécurisée.
« Ce n'est pas normal. Les gens, il faut qu'ils aient de la sécurité », affirme la fille d'un patient de l'hôpital, Yolaine Côté. « Il arrive des gens qui ont pris de la drogue, qui ont pris de l'alcool. Les employées sont laissées là, les jeunes femmes seules. C'est vraiment impossible que ça se passe comme ça! », s'exclame-t-elle.
La CSST a fait enquête. Dans un rapport publié cette semaine, elle constate que la direction de l'hôpital n'assure pas convenablement la sécurité de ses employés, et qu'aucune mesure n'a été mise en place depuis l'incident. « Des outils n'étaient pas utilisés, des montres-bracelets, la procédure n'était pas connue ou mise à jour », indique le porte-parole de la CSST, Maxime Boucher.
La direction de l'hôpital a jusqu'à minuit vendredi soir pour soumettre des correctifs temporaires à la CSST. Elle indique qu'un gardien de sécurité sera en place dès lundi et que le port des montres panique sera désormais obligatoire. L'hôpital compte aussi réviser les zones de circulation ainsi que le code d'appel d'urgence.


