Le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Rivière-du-Loup tire des leçons de l'éclosion de virus respiratoires qu'il a dû affronter l'hiver dernier, au Centre d'hébergement et de soins de longue durée Saint-Joseph.
On y a noté l'éclosion de quatre virus en trois mois, du jamais vu pour l'établissement.
Pour y remédier, les visites ont été interdites sur une longue période au Centre d'hébergement Saint-Joseph, ce qui a suscité beaucoup de mécontentement auprès des patients et de leurs familles.
Le directeur général du CSSS de Rivière-du-Loup, Daniel Lévesque, explique la situation vécue : « Les gens acceptent bien lorsque les périodes sont de deux trois ou quatre semaines, des situations courantes. Mais lorsqu'on est rendu à trois mois, comme ça a été le cas, ce sont des situations assez difficiles pour les familles. »
Le centre hospitalier s'engage désormais à faire preuve d'une meilleure compréhension et à améliorer ses outils de communication avec les familles et la population.
Durant l'éclosion, 77 cas de syndrome d'allure grippale ont été répertoriés dans l'établissement qui accueille 125 résidents en perte d'autonomie. Seize personnes y sont décédées.
Selon l'infectiologue, Danielle Moisan, il est impossible de relier ces cas aux virus respiratoires. « Si la personne n'avait pas eu le virus, elle ne serait peut-être pas décédée. Mais peut-être qu'elle serait décédée de toute façon après parce que ce sont des gens qui sont très malades », précise-t-elle.
Il y a eu également deux épisodes de syndrome d'allure grippale au Foyer de Saint-Antonin et deux décès durant ces éclosions.


