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    Sécurité - Des missiles sur des HLM

    Les missiles antiaériens déployés par l'armée britannique sur le toit d'une tour d'habitation à loyers modiques de l'est de Londres ne seront pas enlevés, malgré les protestations des occupants.

    Installés sans préavis ni consultation comme mesure défensive nationale face à une menace terroriste, les missiles font craindre les résidents pour leur propre sécurité. Les autorités gouvernementales ont déjà placé le pays en alerte de niveau 3 sur une échelle qui en compte cinq.

    Situés dans Greenwich sur les bords de la Tamise, les appartements du Fred Wigg Tower sont l'un des six sites déterminés par l'armée pour accueillir les fameuses batteries sol-air.

    Craignant une répétition des attaques perpétrées dans le métro de Londres (52 morts) le lendemain de l'attribution des Jeux en juillet 2005, le premier ministre britannique David Cameron a parlé d'une « mobilisation sans précédent en temps de paix ».

    Il faisait référence aux 40 000 soldats, policiers et agents de sécurité qui seront mobilisés du 27 juillet au 12 août.

    Face à la demande d'injonction déposée par les locataires, le ministre de la Défense, Philipp Hammond, a minimisé l'impact de la plainte. Il s'est dit persuadé que la justice prévaudrait « face au petit nombre de militants opposés au déploiement ».