La sécheresse qui sévit dans le sud du Québec et de l'Ontario pose d'importants problèmes aux agriculteurs. Malgré les averses des derniers jours, les récoltes dans l'Est ontarien restent menacées.
L'Union des cultivateurs franco-ontariens s'inquiète du manque de pluie. Son directeur général, Simon Durand, surveille la situation de près. Il estime que des agriculteurs risquent de perdre leurs récoltes.
Selon lui, ils n'en sont pas encore à un point critique. Toutefois, s'il ne pleut pas suffisamment dans les deux prochaines semaines, le rendement des récoltes sera grandement affecté.
En raison du temps sec, la pluie qui est tombée la semaine dernière d'Ottawa-Gatineau s'est pour la plupart évaporée si bien que les cultures en ont peu profité.
Environ 6 mm de pluie sont tombés depuis le début du mois de juillet dans la grande région d'Ottawa-Gatineau, alors qu'il en faudrait au moins 100 mm, selon l'Union des cultivateurs franco-ontariens.
Le soya, le foin et particulièrement le maïs sont davantage à risque. En raison du manque d'eau, les épis risquent d'être plus petits. Il y en aura moins par plant et moins de grains par épi.
Les éleveurs qui comptent sur le maïs pour nourrir leur bétail écoperont à leur tour. La facture risque d'être élevée puisqu'une sécheresse sévit également dans le Midwest américain. Plus de la moitié du territoire des États-Unis est frappée par la sécheresse, une proportion inégalée depuis 1956.
Les experts envisagent une récolte de maïs moins abondante cette année, ce qui augmentera les prix sur les marchés


