C’est
une nouvelle sorte de loisir qui a vu le jour assez récemment. En
surfant sur la mode des zombies, des entreprises organisent des courses
de cross dans lesquelles les participants doivent survivre des attaques
de zombies.
Lorsque l’on participe à une course ordinaire, le
seul objectif est d’arriver au bout du parcours le plus vite possible.
Mais avec ces nouvelles compétitions, il faut avant tout arriver en vie.
«Il faut que les gens courent pour une raison»
D’ailleurs,
le nom de la course ne peut pas être plus explicite: Run for your lives
(courez pour vos vies). Le principe est plutôt simple. Les participants
se divisent en deux catégories, les coureurs et les zombies. Autrement
dit, les proies et les prédateurs. «Il faut bien que les gens courent
pour une raison. Alors autant qu’elle soit bonne. Échapper à des zombies
me semble suffisant», s'amuse le fondateur de ces courses, Derrick
Smith, relayé par The Wall Street Journal.
Les
coureurs paient 67 dollars pour avoir le privilège de jouer avec les
morts-vivants tandis que ces derniers paient 25 dollars pour tenter de
manger de la chair fraîche. De plus, les zombies ont droit à un
maquillage réaliste et à une bière bien fraîche à la fin de la course
(pour les plus de 21 ans).
Une ambiance de films d'horreur
Les
coureurs sont mis dans l’ambiance des films du genre. Ils parcourent
une piste de 5 km de long en passant à travers bois et champs, des
endroits propices aux embuscades de zombies. Ils traversent également
des mares de sang, de fausses clôtures électrifiées… «C’est super
crédible», raconte un mort-vivant. «Nous venons avec nos propres
vêtements et nous sommes maquillés par une équipe. Ils nous rendent pâle
à mourir, nous dessinent des plaques de chair décomposée et nous
aspergent de faux sang. On est magnifiquement horribles.»
Et
c’est vrai: plusieurs coureurs poussent des cris de frayeur en tombant
nez à nez avec un zombie. «Ils jouent le jeu à fond. Ils ont des regards
déments, grognent et même bavent», raconte une proie encore sous le
choc.
«On a vraiment l’impression de piquer un sprint pour sauver sa peau»
Parfois,
ils doivent faire face à toute une horde de morts-vivants qui
déambulent vers eux. Et c’est là que les choses sérieuses commencent.
Car les coureurs portent à la ceinture trois drapeaux qui symbolisent
leur vie. Ils doivent à tout prix les conserver tandis que les zombies
ont pour seul but de leur arracher. «Il y en a partout c’est incroyable.
Quand on en traverse toute une horde, on a vraiment l’impression de
piquer un sprint pour sauver sa peau», raconte un étudiant, essoufflé
mais visiblement ravi alors que ses drapeaux ont tous été happés.
Et
parvenir à la ligne d’arrivée n’est pas facile. La course n’a beau
faire que 5 km, seulement 20% des coureurs la terminent avec au moins un
drapeau à la ceinture. «Il y en a qui nous poursuivent en courant et
d’autres qui nous attendent cachés, qui rampent, qui font tout pour nous
ralentir», raconte un coureur qui n’en revient pas d’avoir «survécu».
«Les zombies travaillent ensemble parfois. Ils nous bloquent le chemin,
nous poursuivent. Mais nous faisons presque pareil puisque chaque
coureur fais en sorte qu’un autre serve d’appât. C’est dur, physique,
mais génial».
Un succès planétaire
Ces courses
connaissent un grand succès dans le monde entier. Reed Street
Productions est la société créée par deux jeunes du Maryland. Âgés d’une
vingtaine d’années, ils pensent avoir trouvé un secteur très porteur.
Ils ont organisé leur première course en 2011 près de Baltimore et ont
eu l’agréable surprise d’accueillir 12 000 participants. Selon eux, il y
a entre 5 000 et 10 000 participants à chaque course. Pour leur
prochaine étape de Baltimore, ils espèrent monter jusqu’à 20 000 grâce à
un événement dantesque.
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