Les compressions du gouvernement Harper dans la recherche scientifique sont au centre des conversations, dans les coulisses de la 10e Conférence internationale Zone Côtière Canada, à Rimouski.
Près de 200 scientifiques d'une dizaine de pays sont réunis à Rimouski pour ce sommet, organisé par l'UQAR et Pêches et Océans Canada. C'est l'occasion, pour d'éminents chercheurs en environnement, de discuter de la protection des côtes et pour certains d'entre eux, de dénoncer la suppression de nombreux postes de chercheurs au Canada.
L'océanographe Jean-Pierre Savard est venu échanger sur l'adaptation des communautés côtières aux changements climatiques. « Dans le très long terme, on va voir le niveau de la mer augmenter de plusieurs mètres, explique-t-il. Donc un jour ou l'autre, il va falloir se retirer. »
Ce chercheur veut protéger les côtes, mais aussi la recherche scientifique elle-même, qui est, à son avis, menacée par les compressions du gouvernement conservateur.
Jean-Pierre Savard n'est pas le seul à s'inquiéter. Dans les couloirs de la conférence, le projet de loi C-38 et les différentes réformes à la recherche en environnement sont au coeur des conversations.
Les scientifiques venus des quatre coins de la planète découvrent avec stupeur le programme d'amaigrissement que les conservateurs imposent au monde scientifique.
Les organisateurs demeurent prudents et précisent que leur prise de position se fait sur une base personnelle. Ils assurent toutefois que la déclaration finale devant paraître à la fin du colloque fera certainement mention des compressions du gouvernement Harper.
Un texte de Caroline Cyr, d'après le reportage d'Ariane Perron Langlois


