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    Rapport attendu sur l'accident du vol Rio-Paris

    Les enquêteurs français doivent dévoiler jeudi leurs conclusions finales sur les causes de l'écrasement de l'Airbus A330 d'Air France survenu le 1er juin 2009 au large du Brésil, et qui avait coûté la vie aux 228 passagers et membres d'équipage.

    L'accident a-t-il été causé par des défaillances techniques ou par une erreur humaine? Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), organisme français chargé de l'enquête technique, présentera son hypothèse des quatre dernières minutes du vol AF447 Rio-Paris, ainsi que ses recommandations en matière de sécurité pour qu'une telle catastrophe ne se reproduise pas.

    Au départ, le BEA avait estimé que la défaillance des sondes de vitesse était un des éléments expliquant l'accident, mais ne pouvait être à elle seule à l'origine de la catastrophe. Ces sondes dites Pitot, fabriquées par le français Thales, rencontraient des problèmes de givrage à haute altitude, les rendant inopérantes.

    Mais ce n'est qu'à partir des boîtes noires, repêchées près de deux ans après l'accident, que les enquêteurs ont pu reconstituer les derniers instants du vol et ainsi commencer à résoudre l'énigme de l'écrasement.

    Les boîtes noires, qui enregistrent les communications dans la cabine de pilotage, ont permis aux enquêteurs de passer au crible le comportement de l'avion et les manoeuvres de l'équipage. Elles ont notamment révélé que la chute de l'appareil a duré 3 minutes et 30 secondes.

    Retrouvez le verbatim des échanges dans le cockpit du vol Rio-Paris, qui témoignent de l'impuissance de l'équipage à redresser la situation.

    Dans son rapport préliminaire de juillet 2011, le BEA avait largement incriminé les pilotes estimant qu'ils n'avaient pas bien réagi aux deux principaux incidents survenus dans les dernières minutes du vol : la perte des indicateurs de vitesse, à laquelle ils n'étaient pas entraînés à faire face, et le décrochage de l'appareil, qui s'est traduit par une chute soudaine de l'appareil.

    Ces conclusions du BEA ne donnent toutefois pas une idée des conclusions de la justice française, qui sont attendues ultérieurement.

    Selon un rapport judiciaire dont l'AFP a pris connaissance mercredi, les experts mandatés par la juge d'instruction sont d'ailleurs d'avis que l'écrasement est attribuable à une combinaison de facteurs : erreurs humaines, défaillances techniques, procédures inadaptées et même conditions météorologiques difficiles.

    Quoi qu'il en soit, l'enjeu est de taille pour Air France et Airbus, toutes deux mises en examen pour homicide involontaire dans cette affaire.

    Radio-Canada.ca avec AFP et Associated Press