Le caucus du Parti Québécois au Saguenay-Lac-Saint-Jean trace un sombre bilan de la dernière session parlementaire à Québec, marquée par la crise étudiante.
De plus, les quatre députés péquistes blâment le gouvernement Charest de vendre les richesses naturelles au rabais.
Le député de Chicoutimi, Stéphane Bédard, réclame des élections rapidement. Les péquistes souhaitent ravir la circonscription de Dubuc au ministre libéral, Serge Simard. « On ne le voit pas, c'est le ministre fantôme », affirme M. Bédard.
Le leader de l'opposition officielle souhaite également davantage de redevances en échange des richesses naturelles, dont les mines, la forêt et l'hydroélectricité. « Moi, j'ai rarement vu un entêtement aussi fort à ne pas vouloir créer de la richesse ici », souligne Stéphane Bédard.
De son côté, le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, affirme que le ministre des Ressources naturelles, Clément Gignac, improvise dans le dossier du contrat d'exploitation de la centrale Jim-Gray, retiré à Produits forestiers Résolu (PFR), il y a six mois.
« Le ministre Gignac a pris une décision importante, fortement symbolique, sur la question du contrôle de nos richesses naturelles, mais sans savoir où il allait atterrir avec cette décision là, soutient M. Gaudreault. On est dans une période d'incertitude. »
Les péquistes espèrent aussi une entente entre Hydro-Québec et PFR pour l'achat d'électricité de l'usine de cogénération de Dolbeau-Mistassini.
Quant au lock-out à l'aluminerie Alma de Rio Tinto Alcan, le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, rappelle qu'il a déposé une pétition de 12 000 noms à l'Assemblée nationale pour mettre un terme aux échanges d'électricité entre la compagnie et Hydro-Québec.
Le député de Roberval, Denis Trottier, précise que la question des ressources naturelles sera un enjeu majeur lors de la prochaine campagne électorale. « On a parlé beaucoup du dossier Mourir dans la dignité, dit-il. Là, on va avoir un gouvernement qui va partir dans l'indignité. »


