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    Politique - Départ de Monique Gagnon-Tremblay : réactions nombreuses en Estrie

    Les réactions à la suite de l'annonce du départ de Monique Gagnon-Tremblay de la vie politique se font nombreuses en Estrie.

    Présent à Sherbrooke lundi, le premier ministre du Québec, Jean Charest avait eu de bons mots à son égard. « C'est une amie personnelle. Nous nous connaissons depuis plus de 28 ans maintenant. C'est une femme qui a laissé une très grande marque. Dans tous les ministères où elle a passé, elle a laissé des politiques durables », a-t-il dit.

    Diane Delisle, conseillère et membre du comité exécutif à la Ville de Sherbrooke, estime que Monique Gagnon-Tremblay peut partir en ayant le sentiment du devoir accompli. « Je pense que M. Charest devait avoir une oreille particulièrement attentive quand Mme Gagnon-Tremblay, qui demandait des choses pour notre région. Ce sentiment d'avoir une alliée dans notre région a toujours été indéfectible », dit-elle.

    Le 2e vice-président de la CSN, Jean Lacharité, l'a aussi bien connue, admire une partie de son travail, mais il a une déception. « Ç'a été une ministre très responsable qui a collaboré beaucoup à la venue d'investissements dans le secteur de la santé et des services sociaux. Seule ombre au tableau, elle a participé avec son gouvernement au vote de la Loi 78. »

    Le candidat du Parti québécois dans Saint-François, Réjean Hébert, n'a pas tardé à réagir au départ de celle qui l'avait battu en 2008. « Elle aurait dû répondre des gestes surtout au cours des dernières années où on a endetté le Québec, où on dilapide les ressources naturelles, où on a une crise sociale importante, où il y a un certain nombre de scandales. Son départ ne change pas mon plan de campagne. Ce sera une campagne que je ne ferai pas contre quelqu'un d'autre, mais plutôt pour promouvoir des changements dont le Québec a besoin et le fait que je veuille m'impliquer comme député de Saint-François », a-t-il soutenu.