En Nouvelle-Écosse, la commission de délimitation des frontières électorales se plie aux demandes du ministre de la Justice et accepte de rédiger un nouveau rapport préliminaire aux antipodes de sa première version.
La commission réputée indépendante aurait pu démissionner, mais elle a choisi de poursuivre le processus, prenant acte des pressions exercées sur elle par le gouvernement et qui peuvent déboucher sur la disparition des circonscriptions électorales protégées des Acadiens, telles qu'on les connait.
La présidente de la commission de délimitation des frontières électorales de la Nouvelle-Écosse, Teresa MacNeil, affirme que l'alternative retenue après trois heures de délibération étant de désavouer son propre rapport pour en produire un autre conforme aux exigences du gouvernement.
Le directeur général par interim de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse, Charles Gaudet s'est dit déçu, mais pas surpris. « Comment peuvent-ils refaire un rapport intérimaire qu'ils ont fait avec leur coeur et avec leur tête », explique M. Gaudet.
« On se sent un peu comme un yoyo parce que, 20 ans passés, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse nous a donné un droit en protégeant les quatre circonscriptions pis là, ils nous enlèvent ce droit-là », renchérit M. Gaudet.


