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    Politique - Côte-Nord : une trentaine de fonctionnaires fédéraux menacés de perdre leur emploi

    Une nouvelle vague de compression dans la fonction publique fédérale menace une trentaine d'emplois sur la Côte-Nord.

    Neuf des 50 postes régionaux sont appelés à disparaître à Pêches et Océans, dont un à Sept-Îles.

    De plus, cinq personnes pourraient perdre leur emploi au centre de détention de Port-Cartier de même qu'une dizaine d'employés à Parcs Canada, en Minganie et à Tadoussac. Enfin, Service Canada abolirait sept postes à Baie-Comeau et 15 à Sept-Îles.

    Des chiffres incomplets

    Le président de l'Alliance de la Fonction publique pour l'Est du Québec, Benoît Thibault, précise que les ministères touchés ont avisé leurs employés qu'ils pourraient perdre leur emploi.

    « L'information sort au compte-goutte et c'est difficile vraiment, au niveau syndical, d'aller chercher de l'information », fait-il remarquer.

    De son côté, le député néo-démocrate de Manicouagan, Jonathan Genest-Jourdain, soutient que l'opposition a tout fait en son pouvoir pour ralentir l'adoption de la loi C-38 sur les crédits budgétaires.

    « On voit qu'il y a une affirmation citoyenne. Les conservateurs vont devoir répondre de leurs actions face au mécontentement populaire », affirme le député.

    Plus de 5 300 fonctionnaires fédéraux, dont 4 000 membres de l'Alliance de la Fonction publique du Canada, ont appris mercredi qu'ils pourraient perdre leur emploi. Le gouvernement Harper souhaite de cette façon faire des économies de 5 milliards de dollars.