L'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) a annoncé mercredi avoir découvert une nouvelle particule subatomique qui pourrait être le fameux boson de Higgs, chaînon manquant de la physique moderne.
Les résultats des expériences ATLAS et CMS, obtenus à l'aide du grand collisionneur de hadrons (LHC), ont été annoncés en prélude à la conférence annuelle de physique des particules qui se tient cette semaine à Melbourne, en Australie. La plupart des chercheurs qui ont participé aux travaux assistaient au dévoilement par vidéoconférence dans un amphithéâtre en Suisse.
Deux des trois physiciens à l'origine de la théorie du boson dans les années 60 étaient présents dans l'amphithéâtre. Peter Higgs, âgé de 83 ans, était assis aux côtés de son collègue François Englert, 79 ans.
Depuis que le CERN a annoncé cette présentation, les spéculations allaient bon train dans la communauté scientifique sur une annonce majeure. Les physiciens du monde entier retenaient leur souffle quant à savoir si le CERN confirmera l'existence du boson de Higgs.
Le boson de Higgs constitue l'ultime pièce du Modèle standard à n'avoir jamais été observée. Ce modèle, une théorie de la structure fondamentale de la matière élaborée dans les années 60, décrit en fait toutes les particules et forces dans l'Univers.
Le physicien britannique Peter Higgs avait postulé en 1964 l'existence de la particule à laquelle il a donné son nom.
Selon le modèle, le boson de Higgs explique pourquoi certaines particules disposent d'une masse et d'autres pas. Sa détection permettrait donc de valider cette théorie. Si le boson de Higgs existe, les expériences menées avec le grand collisionneur de hadrons permettront de le trouver bientôt. Sinon, son absence ouvrira la voie vers une nouvelle physique.
Les dernières données produites par l'accélérateur de particules Tevatron, situé dans l'État américain de l'Illinois, pointaient aussi vers l'existence du boson de Higgs, a annoncé lundi le laboratoire américain Fermilab. Mais le Tevatron, situé dans l'État américain de l'Illinois, a été fermé à la fin de l'an dernier.
Higgs a vu son premier article sur le boson rejeté par la revue Physics Letters, éditée à l'époque par le CERN, l'organisation même qui a ensuite dépensé beaucoup d'énergie pour le découvrir. Une deuxième version plus élaborée du document a finalement ensuite été publiée aux États-Unis.
Radio-Canada.ca avec Reuters et AFP


