Le gouvernement du Québec investira 18,7 millions de dollars d'ici cinq ans pour rénover et mettre en valeur les Nouvelles Casernes, près de l'Hôtel-Dieu. Des travaux de consolidation de 1,3 million de dollars seront entamés au mois d'août en attendant qu'un comité se penche sur la future vocation du site.
Le bâtiment militaire érigé entre 1749 et 1752 servait à loger les troupes françaises envoyées en renfort à Québec pour protéger la ville d'une éventuelle invasion britannique. La ministre de la Culture, Christine Saint-Pierre, a émis un avis d'intention pour que les Nouvelles Casernes soient déclarées monument historique. Le bâtiment était laissé à l'abandon depuis 48 ans.
Pour le maire de Québec, Régis Labeaume, la restauration des Nouvelles Casernes représente le projet de valorisation du patrimoine le plus important à Québec depuis la décision de reconstruire la place Royale dans les années 60.
Le comité chargé d'étudier différents scénarios pour restaurer les Nouvelles Casernes sera formé notamment de représentants du ministère de la Culture, du ministère de la Santé, propriétaire des lieux, et de la Ville de Québec. Il devra remettre un rapport d'ici décembre 2013.
« Le groupe aura comme objectif d'identifier une nouvelle vocation à donner au bâtiment, une tâche délicate, car les nouvelles casernes nécessitent des travaux de restauration majeure et la reconversion de pareils édifices doit se faire en conformité avec leur valeur patrimoniale de portée nationale », a expliqué la ministre de la Culture, Christine Saint-Pierre.
Ce bâtiment est le seul à Québec qui témoigne de toute l'histoire militaire de la ville. Il se trouve dans l'arrondissement historique du Vieux Québec, un site inscrit sur la Liste du patrimoine mondial du l'UNESCO. Il a été construit à la même époque que les fortifications de Québec. En plus de servir de logis aux soldats sous le régime français, l'édifice servait à abriter les salles d'armes, la prison, le corps de garde et les magasins. Après la prise de Québec en 1759, les militaires britanniques s'y sont installés et y sont restés jusqu'à leur départ en 1871. Les Nouvelles Casernes ont alors été réaménagées pour loger la première fabrique canadienne de munitions.


