Les proches d'une des deux femmes mortes dans l'effondrement du toit du centre commercial Algo à Elliot Lake lui ont rendu un dernier hommage, mercredi. Des centaines de citoyens étaient également présents aux funérailles de Doloris Perizzolo à l'église Notre-Dame-de-Fatima.
Les témoignages entendus ont décrit la dame de 74 ans comme la grand-mère du quartier, toujours prête à accueillir les enfants.
Mme Perizzolo repose désormais au cimetière Woodlands.
Les funérailles de l'autre victime, Lucie Aylwin, 37 ans, ne seront pas publiques.
Par ailleurs, la Police provinciale de l'Ontario (PPO) a fait le point, mercredi après-midi, sur l'enquête criminelle en cours. Le service policier est resté avare de détails.
Le ministère du Travail de l'Ontario et le coroner en chef de la province collaborent avec les policiers. La PPO reçoit également de l'aide pour les aspects techniques, par exemple les inspections du site et les rapports d'ingénieur.
Le sergent Pierre Chamberland de la PPO invite la population à transmettre aux enquêteurs tout renseignement utile en composant le 1 855 677-4636 (1 855 OPP-INFO).
La PPO a annoncé, mardi soir, qu'elle avait découvert des indices importants dont on ne connaît pas la nature pour l'instant. Selon ce qu'ils révéleront, le propriétaire du centre commercial Algo, Robert Nazarian, pourrait être poursuivi pour négligence criminelle.
Un ingénieur du ministère du Travail a indiqué la semaine dernière qu'il serait capable de déterminer si le bâtiment avait été bien entretenu.
La PPO souligne que l'enquête criminelle a préséance sur les trois autres enquêtes provinciales en cours.
Le coroner en chef de l'Ontario et le ministère provincial du Travail ont en effet lancé leur propre enquête. La semaine dernière, le premier ministre Dalton McGuinty a aussi donné son aval à une enquête publique sur la tragédie d'Elliot Lake.
L'accès au centre commercial Algo reste interdit pour des raisons de sécurité.
Les employés et les commerçants ne pourront donc pas récupérer leurs effets personnels, ni leurs marchandises jusqu'à nouvel ordre.
La PPO surveille les lieux pour prévenir le pillage et permettre aux enquêteurs de continuer leur travail.
Selon l'agent Marc Despatie de la PPO, il est difficile de prévoir quand les 300 employés du centre et les commerçants auront accès au site. Il faut éviter, précise le policier, de mettre d'autres vies en danger.
Le centre commercial Algo était un des poumons économiques de la petite ville de 13 000 résidents.
La Chambre de commerce d'Elliot Lake invite les entrepreneurs à la contacter pour rouvrir les boutiques et les restaurants.
Environ 300 personnes travaillaient au centre Algo. Certaines d'entre elles n'auront droit qu'à l'assurance-emploi. Les banques alimentaires se préparent à aider ceux qui en auront le plus besoin.
Selon la Chambre de commerce, de nombreux entrepreneurs souhaitent continuer de travailler avec la communauté.


