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    Obama entend toujours mettre fin aux allègements fiscaux des plus riches

    Barack Obama s'est de nouveau dit déterminé à laisser expirer les avantages fiscaux des Américains plus aisés à la fin de l'année. À l'approche de l'élection présidentielle du 6 novembre, le président-candidat confirme une intention qui rencontre l'hostilité des républicains majoritaires au Congrès.

    À la fin de 2010, le président Obama et les républicains s'étaient entendus pour reconduire pendant deux ans les baisses d'impôts consenties à tous les contribuables du pays en 2001 et en 2003 par George W. Bush. Les élus avaient en échange permis la reprise des allocations de chômage pour 13 mois et la mise en place de mesures favorisant la classe moyenne.

    Ces avantages fiscaux doivent donc expirer à la fin de 2012, et M. Obama entend faire en sorte que ceux qui gagnent plus de 250 000 $ par an n'y aient plus droit. Profitant de l'occasion pour attaquer l'adversaire, il a appelé lundi le Congrès à ne pas pénaliser la classe moyenne, un électorat durement touché par la crise de 2008.

    « Les républicains disent qu'ils ne veulent pas augmenter les impôts pour la classe moyenne. Je ne veux pas augmenter les impôts pour la classe moyenne », a fait remarquer M Obama lors d'une courte allocution à la Maison-Blanche. « N'attendons pas pour travailler sur ce sur quoi nous sommes d'accord. »

    « Mon adversaire [le républicain Mitt Romney] luttera pour les conserver. Je me battrai pour les faire expirer. Mais cette dispute ne devrait pas vous menacer. Elle ne devrait pas menacer les 98 % d'Américains qui veulent simplement savoir que leurs impôts n'augmenteront pas l'année prochaine », a poursuivi le chef de la Maison-Blanche.

    Les républicains, qui disposent de la majorité à la Chambre des représentants et d'une minorité de blocage au Sénat, ont rejeté lundi cette division entre la fiscalité des plus riches de celle des classes moyennes.

    Le président républicain de la Chambre, John Boehner, a ainsi jugé qu'avec le plan Obama, des propriétaires de PME verraient leurs impôts augmenter, ce qui selon lui nuirait à la création d'emplois.

    Les chiffres de l'emploi pour juin montrent que l'économie des États-Unis peine toujours à redémarrer trois ans après la fin de la récession. Le taux de chômage est resté inchangé à 8,2 %, et il s'est créé moins d'emplois que prévu, une troisième performance mensuelle décevante.

    « Le président Obama est toujours endormi aux commandes [...] et persiste dans sa quête insensée des mêmes hausses d'impôts pour les PME qui ont déjà été rejetées par la Chambre et le Sénat », a tancé M. Boehner.

    La porte-parole de M. Romney, Andrea Saul, a pour sa part estimé que « le président n'a aucune idée de la façon de relancer [l'économie] aux États-Unis et aider la classe moyenne ». Il a soutenu qu'au contraire, M. Romney « comprend que la dernière chose dont nous avons besoin dans de telles circonstances économiques est d'augmenter les impôts pour quiconque ».

    Dans ses discours de campagne, Barack Obama se place du côté de la classe moyenne et tâche de prendre ses distances de M. Romey, un ancien homme d'affaires multimillionnaire. Il se dit convaincu que les États-Unis renoueront avec la croissance si le pouvoir d'achat de la classe moyenne augmente.

    Radio-Canada.ca avec AFP, Associated Press et Reuters