Le rapport d'une commission d'enquête indépendante diffusé lundi critique sévèrement le travail des autorités lors des attaques meurtrières perpétrées en Norvège par Anders Breivik, le 22 juillet 2011.
Le rapport remis au premier ministre norvégien Jens Stoltenberg reproche principalement à la police d'avoir fait preuve de lenteur. Les auteurs estiment que Breivik aurait pu être appréhendé plus tôt, trois heures s'étant écoulées entre l'attentat d'Oslo et son arrestation, et ce, même si les services de sécurité connaissaient déjà son nom.
De plus, au moment des attaques, la police a peiné à trouver un moyen de se rendre sur l'île d'Utoeya, où la fusillade a duré environ une heure et quart.
« L'attaque contre le quartier des ministères du 22 juillet aurait pu être évitée grâce à l'application efficace des mesures de sécurité existantes », ont conclu les membres de la commission.
Le 22 juillet 2011, huit personnes sont mortes dans un attentat à la bombe près du siège du gouvernement à Oslo et 69 ont été abattues dans une fusillade dans un camp d'été sur l'île d'Utoeya.
Arrêté le jour même, l'extrémiste de droite Anders Breivik a reconnu être l'auteur de ce massacre qui aura fait 77 morts, au nom d'une guerre contre le multiculturalisme européen et « l'invasion musulmane ».
Le verdict de son procès devrait être connu le 24 août prochain.
Radio-Canada.ca avec AFP et Associated Press


